Montez, il reste de la place devant, à ras du long capot où ronronne le huit cylindres. Direction le couchant, dans la poussière dorée et les tumbleweed, dans les bottes de Townes Van Zandt, Hank Williams, Bob Seger et autres héraults d’une Amérique aux racines profondes, celle des grands songwriters et des guitares brûlantes.
Robert Jon & The Wreck mêlent rock du sud et soul de la côte Ouest, séduisant le public avec leurs guitares incisives, leurs harmonies et leur écriture sincère. Formé en 2011, le groupe a tourné aux États-Unis et en Europe et partagé la scène avec de grands noms. Leur album live Live at the Ancienne Belgique (2023) a été salué par la critique, tandis que leur dernier disque Heartbreaks & Last Goodbyes, produit par Kevin Shirley, confirme leur ascension.
On pourrait prétendre que J.Aubertin n’est pas né sur le bon continent. Ses sonorités rêvent d’Amérique, et sa culture musicale, bien qu’il soit né en Auvergne, est celle d’un pur natif U.S. Ils ne sont pas très nombreux en France, à connaître l’implacable poésie de Hank Williams, de Townes Van Zandt, de Guy Clark, de John Prine. Encore moins nombreux à prendre leur guitare et à leur emboîter le pas. On les reconnaît de loin. Un petit quelque chose qui fait dire : celui-là, il vient peut-être de Vesoul, de Belleville ou de Clermont-Ferrand, mais il a l’Ouest dans la peau. L’Oklahoma, le Texas.