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Georgio
GEORGIO
+ LE C.SEN

Si la carrière de Georgio était un film, elle serait probablement une de ces comédies américaines douces-amères où le personnage principal est un de ces anti-héros dont on aime observer l’évolution.

Noyé dans la masse et réservé au début du film, il finit par se révéler au cours de l’histoire et arrive finalement au gala avec la plus jolie fille du campus. Il y a quelques années, lorsque Georgio débutait et qu’on l’associait à tort avec l’Entourage, il n’était peut-être pas celui sur lequel la majorité des observateurs auraient parié. En 2016, il est pourtant l’un de ceux qui s’en est le mieux sorti, capable d’avoir rendu son propos plus accessible sans avoir perdu son ADN de départ. Sur J’arrête, Georgio émet un souhait fort : « Un jour, je deviendrai un homme heureux et accompli ». A l’écoute de Héra, on se dit qu’il en est clairement sur le chemin.

salle : Coopérative de Mai
style : Rap
placement : Debout
Tarifs :
  • Location : 20€
  • Soir : 23€
  • Carte Coopé / Abonnés : 16€
  • Citéjeune : 12€
  • Tarif réduit : 16€
GEORGIO

France

À l’heure des photos et des mots qui s’effacent en un « clic » et de l’éphémère comme raison d’être, Georgio, lui, entre comme en résistance et n’oublie pas le devoir de mémoire. Depuis ses tout premiers pas – il y a dix ans déjà –, le rappeur qui cite Clash, Ärsenik ou Romain Gary comme référents a cultivé ses différences, affiché sa sensibilité, mis en lumières ses forces comme ses faiblesses et puisé dans les arts et la littérature pour alimenter ses textes que porte un flow qui coule toujours de source. Avec son quatrième album, Sacré et deux ans après sa première prestation à Europavox, le jeune homme célèbre les personnes qui ont l’ont aidé à devenir ce qu’il est aujourd’hui, autant d’hommages rendus sur fond de beats acrobatiques et de musiques qui n’oublient jamais la dimension mélodique. Comme Paris – où il réside aujourd’hui –, Georgio est magique. Et unique. 

LE C.SEN

Qu’elle soit intramuros ou transatlantique, c’est toujours l'errance qui nourrit l’œuvre de Csen.
Une écriture itinérante qui, pas après pas, mots après mots, dessine une mappemonde personnelle, dont les pôles magnétiques seraient Paris et Rio. Csen pense et dessine ses textes en marchant et c’est ce cheminement qui permet l’abstraction, imposant sa volonté de  «changer le sale en beau, le quotidien en rêve…”
De Renaud à Arthur Rimbaud à, des plus grandes plumes du rap français à la diva brésilienne Clara Nunes, les seules personnes qu’il évoque clairement sont celles qu'il admire et qui l'ont marqué. Ses Punchlines sont là pour frapper dès la première écoute, mais la variété des univers et des références abordées vous invitent irrémédiablement à y retourner.