Fondé en 1995, ELYSIAN FIELDS s’est imposé comme l’un des groupes les plus singuliers de la scène underground new-yorkaise. Leur musique, à la fois sensuelle, sombre et envoûtante, fusionne des influences orientales et occidentales pour créer un univers sonore profondément original. La voix hypnotique de Jennifer Charles, alliée aux harmonies complexes et au jeu de guitare raffiné d’Oren Bloedow, forme une signature musicale immédiatement reconnaissable, qui traverse les thèmes de l’amour, du désir, de la mortalité et du mysticisme. Refusant toute concession commerciale, le duo a choisi l’indépendance dès ses débuts, développant au fil de leurs 13 albums un langage musical en constant renouvellement : ballades éthérées, explorations cinématographiques, romantisme spirituel, énergie dystopique ou méditations spectrales.
L’histoire de MONTAÑITA est un modèle du genre. Deux garçons issus d’une même scène musicale (celle, légendaire, de Clermont Ferrand), une fille dont la contribution semble providentielle, des rencontres, un coup de foudre amical et surtout une alchimie musicale parfaite entre ces nouveaux complices, désormais membres d’un même groupe. Enregistré dans une forme d’improvisation miracle, Dummy Light in the Chaos crée une harmonie pop sur un lit d’influences variées. Un jeu de rencontres où les arrangements synthétiques mettent en valeur des compositions acoustiques, où la folk se mêle à l’électronique, où les mélodies s’envolent dans des harmonies vocales d’une grande douceur sur des nappes parfois proches du shoegaze. Influencé par les Pixies pour leur capacité à composer des morceaux terriblement efficaces sur quelques accords, le groupe se réclame également de Slowdive ou de The Cure. On pourra aussi entendre des réminiscences de My Bloody Valentine, ou des échos lointains de Girls in Hawaii pour les mélodies lancinantes qui font mouche en quelques mesures.