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Georgio
GEORGIO
+ LE C.SEN

Si la carrière de Georgio était un film, elle serait probablement une de ces comédies américaines douces-amères où le personnage principal est un de ces anti-héros dont on aime observer l’évolution.

Noyé dans la masse et réservé au début du film, il finit par se révéler au cours de l’histoire et arrive finalement au gala avec la plus jolie fille du campus. Il y a quelques années, lorsque Georgio débutait et qu’on l’associait à tort avec l’Entourage, il n’était peut-être pas celui sur lequel la majorité des observateurs auraient parié. En 2016, il est pourtant l’un de ceux qui s’en est le mieux sorti, capable d’avoir rendu son propos plus accessible sans avoir perdu son ADN de départ. Sur J’arrête, Georgio émet un souhait fort : « Un jour, je deviendrai un homme heureux et accompli ». A l’écoute de Héra, on se dit qu’il en est clairement sur le chemin.

salle : Coopérative de Mai
style : Rap
placement : Debout
Tarifs :
  • Location : 20€
  • Soir : 23€
  • Carte Coopé / Abonnés : 16€
  • Citéjeune : 12€
  • Tarif réduit : 16€
GEORGIO

FRANCE

Son troisième album, paru en novembre 2018, s’intitule XX5. Ça tombe bien : un quart de siècle, c’est l’âge de Georgio, rappeur parisien qui a fait de Max Dormoy, quartier du XVIIIe arrondissement, son camp de base. Le hip hop, il est tombé dedans encore gamin. Et ce n’était pas plus mal pour un garçon à qui l’école ne convenait pas plus que cela. Rencontres (avec le crew 1995 ou les rockeurs existentialistes Fauve), collectif (la 75e Session), mixtapes disponibles sur la toile : le jeune homme  multiplie les projets jusqu’à la sortie en 2015 de son disque joliment intitulé Bleu Noir, aux thèmes intimistes. Depuis, Georgio  est devenu l’une des figures de proue de cette nouvelle scène rap française, qui, selon les mots du propre intéressé, est sans doute en train de vivre « un nouvel âge d’or ». Et entre nous, il n’a certainement pas tort. 

LE C.SEN

Qu’elle soit intramuros ou transatlantique, c’est toujours l'errance qui nourrit l’œuvre de Csen.
Une écriture itinérante qui, pas après pas, mots après mots, dessine une mappemonde personnelle, dont les pôles magnétiques seraient Paris et Rio. Csen pense et dessine ses textes en marchant et c’est ce cheminement qui permet l’abstraction, imposant sa volonté de  «changer le sale en beau, le quotidien en rêve…”
De Renaud à Arthur Rimbaud à, des plus grandes plumes du rap français à la diva brésilienne Clara Nunes, les seules personnes qu’il évoque clairement sont celles qu'il admire et qui l'ont marqué. Ses Punchlines sont là pour frapper dès la première écoute, mais la variété des univers et des références abordées vous invitent irrémédiablement à y retourner.