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EUROPAVOX 2021
FESTIVAL EUROPAVOX : BENJAMIN BIOLAY / PHILIPPE KATERINE / L'IMPERATRICE / DA BREAK

La quinzième édition du festival se profile à l’horizon, une belle nouvelle accueillie avec un peu plus qu’un grand sourire par un public et des artistes qui nous ont tant manqué ces derniers mois. Une quinzième édition pas tout à fait comme les autres puisqu’elle est placée exclusivement sous le signe d’une bannière artistique tricolore –restrictions de déplacements européens obligent. Une quinzième édition qui renoue aussi avec l’enceinte du Stade Michelin, lieu emblématique de la capitale arverne déjà investi en 2017 le temps d’une soirée de clôture mémorable et lieu synonyme de victoire(s) dont on se dit que finalement, il n’a pas été choisi au hasard. Car oui, c’est comme une victoire pour toutes celles et tous ceux qui caressaient le secret espoir que l’événement aurait bien lieu et qui prennent maintenant conscience que ce rêve devient réalité.

Au cours de trois soirées forcément exceptionnelles qui se dérouleront lors du dernier weekend du mois de juin, Europavox a tenu à se montrer fidèle à sa ligne de conduite où l’éclectisme est de mise, où toutes les générations sont conviées à se croiser, où vont se succéder artistes confirmés et jeunes gens à qui l’avenir ne peut qu’appartenir. Cette année, il sera question de soul et de hip-hop, de légendes vivantes (IAM), de groupes qui ressuscitent définitivement le rock (Mustang, La Femme), d’intimité folk, d’électro sur fond de maux bleus (Hervé, Suzane), de dancefloor à ciel ouvert et des chansons de Philippe Katerine et Benjamin Biolay, que les petits comme les grands auront à coeur de reprendre en choeur, ensemble. Alors, au-delà de l’impatience qui va nous accompagner jusqu’au moment précis où retentira la première note, c’est bien l’émotion de nous retrouver tous ensemble qui va nous faire désormais compter les jours.

salle : Stade Marcel-Michelin
style : Chanson / pop / rock soul
placement : Assis
Tarifs :
  • Location : 35€
  • Tarif réduit : 25€
BENJAMIN BIOLAY

France

Son premier album, Rose Kennedy – (em)porté par la douce mélancolie des Cerfs-Volants – fête cette année son vingtième anniversaire. Alors, on se dit que le temps passe vite et que depuis, ce Benjamin-là est devenu l’aîné d’une scène française dont il illustre à merveille l’éclectisme. Au cours d’une discographie pléthorique, cet homme aux talents multiples – il excelle aussi en tant qu’acteur – ne s’est jamais fermé de porte et a ainsi mâtiné ses chansons de hip-hop, d’electro, de rock ou de tango. Collectionnant les hits et les collaborations – il pourrait presque être considéré comme un véritable Pygmalion –, chantant la vie pas toujours en rose comme personne, ce Lyonnais amateur de basket et de foot a une nouvelle fois raflé la mise avec le si bien titré Grand Prix, qui l’a confirmé en pôle-position dans la course aux chansons qui se fredonnent n’importe où, n’importe quand. 

PHILIPPE KATERINE

France

Réalisateur, (maître) chanteur, joli cœur, producteur , basketteur, « freestyleur » (à ses heures), auteur, compositeur : toutes ses « Créatures » ne sont en fait qu’un seul homme, l’insaisissable Philippe Katerine, artiste protéiforme qui s’est jeté dans le Grand Bain au début des années 1990. Depuis, il est devenu l’un des artistes majeurs de cet art considéré par certains comme mineur, coupant ou montant le son au gré de ses humeurs et de son humour – option pince-sans-rire. Auréolé aux Victoires de la Musique 2020 du titre de « meilleur artiste masculin », ce quinqua à la saine excentricité a signé avec son dernier album, le bien titré Confessions (2019), un improbable melting-pop de chansons syncopées, passées au prisme du rap, de la trap, du rock ou de l’electro. Alors, plus besoin d’afficher des airs de « verges » effarouchées avant de prendre nos responsabilités d’auditeurs/spectateurs à bras le cœur : aimons-le !

L'IMPÉRATRICE

France

Heureux qui comme L’Impératrice a fait de beaux voyages. Car c’est de retour d’un périple aux Amériques que le groupe – né de l’imagination de Charles de Boissegain après une nuit de 2012 nourrie de fantasmes – a imaginé les arcanes de son deuxième album au titre japonais, Tako Tsubo. Successeur attendu du nocturne Matahari (2018), le disque joue la carte des émotions et brille de mille feux sur fond de disco, funk et pop – option californienne – passés à la moulinette french touch, écrins parfaits pour la voix caressante de Flore Benguigui. Avec leurs chansons synthé-chics et euphorisantes, jouissives et lascives, ces six véritables « équilibristes » du groove et de la mélodie imaginent la bande-son idéale pour tous ceux qui rêvent de danser sous les étoiles et se disent prêts à avoir « le cœur brisé », un sourire accroché aux lèvres.

DA BREAK

France

Deux garçons, une fille mais une seule possibilité : celle d’imaginer une musique chaleureuse dédiée corps et âme au groove. Ainsi est né Da Break, réunion de trois veilles connaissances de la scène lyonnaise, le bassiste, producteur et encyclopédie vivante Bruno Horvart – alias Patchworks –, la chanteuse surnommée Hawa et le batteur Rémy Kaprielan. Devenu quintette, le groupe puise dans ses amours fécondes pour les musiques black américaines, de la soul vintage au hip-hop (option côte Ouest et vieille école), sans se priver de lorgner vers le r’n’b et le funk. Sur ses deux albums – le second, Let It Shine a vu le jour juste avant le premier confinement – comme sur scène, cet autre gang des Lyonnais décline ainsi des chansons habitées par la voix d’Hawa, qui allie avec une étourdissante facilité puissance et douceur, et emmenées par une science des rythmes élastiques. Da Break vous invite à entrer dans la danse et il est impossible d’y résister !