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EUROPAVOX 2019
EUROPAVOX : NEKFEU, MORCHEEBA, SALUT C'EST COOL, COLUMBINE, KIDDY SMILE (LIVE)...

Bien installé depuis la très belle édition 2018 parmi les premiers festivals d’été, Europavox s’apprête à accueillir fin juin des milliers de festivaliers sur le nouveau site du 1er-Mai, entre le village installé sous les arbres, une grande scène encore plus spectaculaire, de nouvelles animations pour tous et la scène Factory installée sur le parvis de la Coopérative de Mai.

Europavox accueillera cette année encore 50 artistes, têtes d’affiches reconnues et très attendues, et véritables pépites en provenance de 20 nations de l’Union Européenne.

Toutes les infos : www.europavoxfestivals.com

salle : Place du 1er Mai
style : Rap / House
placement : Debout
Tarifs :
  • Location : 39€
  • Carte Coopé / Abonnés : 35€
  • - de 10 ans : Gratuit
  • Tarif réduit : 30€

TARIF REDUIT : étudiant, apprenti, scolaire, - de 18 ans, bénéficiaires du RSA, demandeur d’emploi, détenteur de carte d’invalidité, Carte Citéjeune)

GRATUITE ENFANTS - DE 11 ANS (jusqu'à la veille des 11 ans, aux dates du festival) : retrait au guichet de la Coopérative de Mai dès maintenant, sur présentation d'un justificatif. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, merci de nous envoyer une demande de réservation par mail à l'adresse billetterie@lacoope.org, le retrait du billet se fera alors exceptionnellement sur place à l'accueil général du festival, sur présentation de votre justificatif d'âge.

ATTENTION : pour toute réduction, y compris la gratuité enfants, quotas limités, sur présentation des justificatifs en cours de validité à l'accueil du festival. La non-présentation de ces justificatifs ne permettra pas d'accéder au site.

NEKFEU

FRANCE

Jamais deux sans trois. En 2012, avec ses comparses de 1995, le jeune homme avait obtenu un « maximum de bruit »  dans une Coopé chauffée à blanc. Quatre ans plus tard, il signait un retour triomphal en solo, à l’aune de la sortie l’année précédente d’un premier album plébiscité de tous les côtés, le bien nommé Feu. Depuis, le jeune homme épris de littérature  a sorti par surprise un deuxième LP (Cyborg), n’a pas lésiné sur les collaborations (Matthieu Chédid, Ninho, Orelsan, PLK…), embrassé avec succès le septième art (il sera à l’affiche de L’Échappée), touché à la mode avec la créatrice Agnès B et continué de hanter les rêves de la gent féminine… Défenseur d’un hip-hop sans œillère qui puise aussi bien dans la soul historique que la pop tricolore, il a surtout fait de son flow à la fois nerveux et charmeur l’un de ces atouts majeurs, ce que confirmeront haut la main son très attendu troisième album et cette nouvelle apparition à Europavox.

SALUT C'EST COOL

FRANCE

Il y a cinq ans, quand le groupe a déboulé à Europavox, pas sûr que la plupart des observateurs ait associé leur nom avec le substantif longévité. Couleurs fluos toutes, mulets couvrant le cou et une electro totalement dévergondée étaient alors la marque de fabrique de Salut, C’est cool. Aujourd’hui, pas grand-chose n’a changé sur le fond, ni la forme. Toujours attifés comme l’as de pique mais à la tête d’une discographie conséquente, ces quatre garçons, qui restent des « Humains » après tout, se moquent toujours de la bienséance, de la bien-pensance et continuent de pulvériser les dancefloors avec leurs morceaux qui empruntent à tous les courants des musiques électroniques possibles et (in)imaginables. 

MORCHEEBA

ROYAUME-UNI

De remises en question en changements de formation, l’histoire de Morcheeba est tout sauf un long fleuve tranquille… Né en 1995 de l’imagination de la fratrie Godfrey – Paul et Ross de leur prénom – et de la chanteuse Skye Edwards, le groupe anglais transforme son coup d’essai en coup de maitre : dès son premier single Trigger Hippie, le trio rafle la mise et devient l’un des fers de lance de la mouvance trip-hop – dont les figures de proue se nomment Massive Attack et Portishead. Aujourd’hui dirigé par les seuls Ross et Skye, Morcheeba vient de réaliser son neuvième album, Blaze Away – sur lequel on retrouve entre autres… Benjamin Biolay. À l’aide d’un enivrant cocktail de soul, rhythm’n’blues et hip hop (et quelques pointes d’electro), le tout superbement mis en valeur par la voix chaleureuse de Skye Edwards, le tandem n’a de cesse de suggérer une palette d’émotions, aussi intenses que rares. 

KIDDY SMILE (LIVE)

FRANCE

Il est des vies que même le plus habile des scénaristes d’Hollywood n’aurait osé imaginer. Fils d’immigrés, noir et pédé grandi au fin fond des Yvelines, Pierre Édouard Hanffou, alias Kiddy Smile, a fait sien l’adjectif rocambolesque pour mieux l’accoler à son destin. Des battles hip-hop de La Défense au perron de l’Élysée, ce trentenaire touche-à-tout (styliste, DJ, organisateur de soirées, ambassadeur du voguing, militant LGBT, acteur croisé chez Gaspar Noé) a sorti cette année un attendu premier album, One Trick Pony, où il témoigne de son amour pour le rap et la house, la techno et la soul – option le son de Philadelphie, comme le suggère le single Be Honest. Chanteur charismatique et “ambianceur” de talent, Kiddy Smile distille sur scène une douce euphorie que le public ne tarde jamais à s’approprier.

COLUMBINE

FRANCE

C’est l’histoire d’une « bande de potes » de lycée qui partagent un penchant pour le hip-hop. Mais aussi le ciné, le rock, une certaine poésie urbaine et plus généralement, une certaine idée de la culture pop. Alors, depuis ses débuts en 2014, ce collectif rennais à géométrie variable n’hésite pas à multiplier les références, de son nom, lié au film Elephant de Gus Van Sant inspiré par la triste tuerie de Columbine (1999), au titre de son deuxième album paru en 2016, Enfants Terribles, clin d’œil à Jean Cocteau. Mais au-delà de ses « citations », Columbine fait surtout montre d’une rare personnalité, ambassadeur d’un (cloud) rap qui fuit les clichés et puise dans une réalité désabusée, comme en témoigne superbement son dernier disque, Adieu Bientôt, plus introspectif.  Aussi magnétique sur scène qu’en studio, Columbine célèbrer le mariage parfait entre poésie et effronterie.  

PONGO

PORTUGAL

Il y a une décennie, on croisait la jeune femme au sein du collectif Buraka Som Sistema, qui avait entre autres enflammé les Trans Musicales de Rennes grâce à une musique baptisée kuduro. Aujourd’hui, c’est en solitaire que cette Angolaise d’origine – pays qu’elle fuit avec ses parents pour échapper à la guerre civile – continue d’explorer ce genre métissé, mélange explosif de semba angolaise et d’électronique. Dans ce creuset naissent alors des chansons où les rythmes se métamorphosent en autant d’exutoires, qu’ils se veulent invitations à la danse ou à la réflexion, toujours portés par cette voix qui allie à merveille puissance et fragilité.

LORD ESPERANZA

FRANCE

Discipline, littérature, rap, éclectisme, indépendance, dualité, amitié(s) : voilà autant de mots qui résument l’univers particulier de Lord Esperanza, jeune homme de 22 ans à la personnalité déjà bien trempée. Avec son nom de scène en partie piqué au chouette roman de Michel Tournier, Robinson Crusoé Ou La Vie Sauvage (le héros baptise l’île où il échoue Speranza), le Parisien en dit long sur l’importance qu’il accorde aux mots, toujours portés par un flow chirurgical et acéré. Souvent accompagné par le beatmaker Majeur Mineur et après moult projets (mixtapes, EP, vidéos, le duo PALA$$ avec son pote Nelick), il vient de réaliser sur son propre label son premier album, Drapeau Blanc, une œuvre introspective qui, livrée sans fard, ni clinquant superflu, fait de lui une autre des étoiles montantes de la nouvelle scène rap tricolore.  

HOLY MOTORS

ESTONIE

Il y a vraiment de quoi en perdre sa géographie. Quatre garçons et une jeune femme originaires d’Estonie portent un nom anglais qui est peut-être en hommage à un film français signé Leos Carax et jouent une musique qui doit beaucoup au grand ouest américain. Fort de ses trois guitaristes, le quintette imagine de ces chansons cotonneuses qui invitent à la flânerie, à la rêverie. Sur ses deux singles et son album repérés par les médias qui comptent, entre deux citations psychédéliques et quelques échappées shoegaze, Holy Motors donne une idée assez jolie de ce qu’aurait donné la bande originale de Twin Peaks composée par Ennio Morricone.

YEGOR ZABELOV

BIELORUSSIE

Il joue depuis l’âge de 7 ans et compose depuis ses 20 ans. Aujourd’hui, dire de Yegor Zabelov qu’il a la passion de l’accordéon – son instrument de prédilection – chevillée au corps relève presque de l’euphémisme. Après avoir écumé les scènes européennes en duo sous le nom de Gurzuf, l’homme compose désormais en solitaire et pioche dans le jazz comme le folk, les musiques classique ou minimaliste pour imaginer des chansons sans œillère éprises de liberté et empreintes de mélancolie, qui peuvent évoquer – ce n’est pas le moindre des compliments – les œuvres de quelques figures tutélaires légendaires comme Arvö Part ou Michael Nyman.

ESINAM

BELGIQUE

Comme si les frontières n’existaient plus. Qu’elles soient géographiques, musicales, instrumentales. Belge d’origine ghanéenne par son père, Esinam aime voyager, réellement bien sûr, mais aussi virtuellement si elle n’a d’autres solutions. Alors, toujours entre deux destinations, avec l’aide de machines et de vrais instruments — dont sa flute traversière chérie —, elle décline une musique qui pioche avec allégresse aux quatre coins de la planète. Elle s’empare ainsi du jazz, emprunte au tango, s’appuie sur l’electro sans oublier ses racines africaines et décline une musique du monde fascinante qui peut conduire à une transe sereine et dansante.

KAWRITES

FRANCE

C’est en 2015 que Romane Santarelli, avec des idées de mélodies plein la tête et un paquet d’émotions à partager,  se lance sous le nom de Kawrites pour donner naissance à une musique électronique à dimension humaine. Un EP, quelques concerts et vingt-quatre mois plus tard, le projet solo devient duo avec l’arrivée de Marion Lhoutellier. En alliant dorénavant machines et instrument classique (les sonorités séculaires du violon), revendiquant une filiation avec Rone, Nils Frahm ou Birdy Nam Nam, les deux jeunes femmes imaginent des pièces instrumentales qui, comme le prouve avec une parfaite élégance le nouvel EP Polaris, embrassent tendrement une électropop teintée d’onirisme.