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EUROPAVOX : MIKA, MOHA LA SQUALE, SUZANE, ISAAC DELUSION, YUKSEK, YSEULT, DINOS + guests

La 15ème édition du festival Europavox se tiendra du 25 au 28 juin 2020, sur la place du 1er Mai à Clermont-Ferrand. Le festival proposera sur trois scènes près de 50 artistes de 20 nationalités.

Toutes les infos : www.europavoxfestivals.com

salle : Place du 1er Mai
style : Divers
placement : Debout
Tarifs :
  • Location : 42€
  • Carte Coopé / Abonnés : 38€
  • Citéjeune : 32€
  • Tarif réduit : 32€

Ouverture des ventes en ligne ce mardi 10 décembre 2019 dès 18h30.
Ventes au guichet de la Coopérative de Mai aux horaires d'ouverture habituels : du lundi au vendredi de 17h à 18h30.

TARIF REDUIT : étudiant, apprenti, scolaire, - de 18 ans, bénéficiaires du RSA, demandeur d’emploi, détenteur de carte d’invalidité, Carte Citéjeune)

GRATUITÉ ENFANTS - DE 11 ANS (jusqu'à la veille des 11 ans, aux dates du festival) : retrait au guichet de la Coopérative de Mai dès maintenant, sur présentation d'un justificatif. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, merci de nous envoyer une demande de réservation par mail à l'adresse billetterie@lacoope.org, le retrait du billet se fera alors exceptionnellement sur place à l'accueil général du festival, sur présentation de votre justificatif d'âge.

MIKA

France / Liban / Pop

Une silhouette toujours élégante. D’abord de dos. Puis un visage. Et un sourire éclatant. Ces dernières années, c’est l’image qu’on a de Mika, artiste pop haut en couleurs qui a rayonné au sein du jury de la fameuse émission télé The Voice. Mais cette image est un peu trop réductrice. Car au-delà de ses avis précieux, de sa bonne humeur et de son enthousiasme débordant, l’homme est surtout un « entertainer », un chanteur à la voix ensorceleuse et aux chansons qui sont l’un des meilleurs remèdes contre le bourdon. Jamais blasé par un succès qui lui a tendu les bras dès ses grands débuts avec le single « Relax, Take It Easy » (2006), toujours plus proche de l’excellence de ses idoles avouées (Prince, Freddy Mercury ou Elton John), le garçon revient avec son cinquième album sous le bras, « My Name Is Michael Holbrook » (c’est son véritable nom), où des textes autobiographiques aux effets cathartiques se laissent porter par une musique aux multiples facettes, entre ballades intimistes et pirouettes disco multicolores. Ça tombe bien : juste au début de l’été, il sera grand temps de danser !

MOHA LA SQUALE

France / rap

La première chose qui impressionne sur les photos, sur scène, sur les écrans petits et grands, c’est le charisme de ce Parisien (millésime XIXe arrondissement) vieux d’un quart de siècle. Moha La Squale, que l’état civil connait sous le nom de Mohamed Bellahmed, dégage une assurance et une force – physique comme psychologique – à nulle autre pareille. Sa vie n’est pas du cinéma et pourtant, le scénario de son existence pourrait faire croire le contraire : prison puis cours Florent, ascension par bouche à oreilles via les freestyles hebdomadaires et les réseaux sociaux, liens qui se tissent avec la mode, succès tonitruant de « Bendero » (2018), un premier album certifié disque de platine. Sur fond de hip-hop nerveux et bagarreur, le garçon puise son inspiration dans le quotidien des rues et armé d’un flow crâne, fait danser les mots pour mieux raconter les maux d’une société qui n’épargne pas grand monde.

DINOS

France / rap

Son deuxième album s’intitule « Taciturne » et ce n’est pas dû au hasard ou à un seul effet de style. Car ce mot pourrait résumer une partie de la personnalité de Jules Jomby, alias Dinos, né au Cameroun mais grandi à la Cité des 4000 à La Courneuve, rappeur à contre-courant dans un monde où la sensibilité n’est pas forcément de mise. Lui s’en moque et depuis la sortie de son premier EP en 2013, « L’Alchimiste » (en référence au roman de Paulo Coelho), il trace son chemin à son rythme, impose une plume qui le fait se mettre à nu et pose son flow empreint de mélancolie sur des musiques qui n’oublient jamais la mélodie, à l’instar de « Les Pleurs Du Mal » – histoire d’insister sur les clins d’œil littéraires. Autoproclamé héritier de MC Solaar, Dinos est un as de pique capable de piquer n’importe quel cœur.

SUZANE

France / Pop

Se faire un nom avec un seul prénom – même faux ? On sait bien que tout est possible, surtout à l’aune du succès gigantesque (et tellement mérité) d’Angèle. Alors, voici Suzane, jeune femme d’aujourd’hui férue de la chanson française d’hier qui a fini par lâcher les barres de la danse classique pour s’épanouir ailleurs et travailler comme serveuse dans un bar. Elle découvre un nouveau monde, celui de la nuit, où elle fait des rencontres humaines comme musicales. Elle s’éprend d’électro mais veut rester fidèle aux mots, façonne des morceaux aux rythmes robotiques et aux arrangements synthétiques et raconte son quotidien – qui est aussi celui de beaucoup d’autres. En un EP et juste avant la sortie d’un premier album très attendu – « Toï Toï », le 20 janvier prochain –, vêtue de sa combinaison aux airs de costume de superhéroïne pour mieux triompher sur scène, Suzane est résolument une femme des années 2020.

ISAAC DELUSION

France / électro pop

Pour beaucoup, les questions sont les mêmes : et après, il reste quoi des années collège et des plans sur la comète tirés par des amis qui désirent s’inventer un futur ? Contrairement à certains, Loïc Fleury et Jules Pacotte ont, eux, quelques réponses : il reste des chansons qui ont franchi les frontières, des disques et des concerts ; il reste des rencontres, des rêves devenus réalité. À l’heure de réaliser son troisième album, « uplifters » (2019), le duo originel devenu quintette a eu l’envie de déconstruire ses savoirs pour revenir à une certaine naïveté originelle, à cette insouciance qui permet de composer, d’arranger, de chanter sans vraiment se soucier des autres. Alors, le groupe (ré)explore une pop électronique et élégante qui porte beau la mélancolie et privilégie les mélodies qui trottent dans la tête et donnent des envies de fête. Et en studio comme sur scène, le talent d’Isaac Delusion est tout sauf une illusion.

YUKSEK

France / pop urbaine

À croire que cet homme est doué du don d’ubiquité ! Car si l’emploi du temps de Pierre-Alexandre Busson, bien plus connu sous le nom turc de Yuksek, semble entièrement consacré à sa passion, sa polyvalence impressionne : non content d’enregistrer ses propres disques depuis plus d’une décennie, il produit et écrit pour les autres (Clara Luciani en sait quelque chose), dirige le très bon label Partyfine depuis 2013 (Polo & Pan, Jean Tonique, Tepr), endosse dès la nuit tombée le costume de DJ, remixe ses pairs (nationaux comme internationaux) et compose des musiques de films et documentaires. L’énergie nécessaire à pareille débauche d’activités, on la retrouve dans la musique de ce Champenois quadragénaire, une musique qui baigne dans une electro teintée ici d’une pop noire, là d’une disco arc-en-ciel mais où un certain sens de l’hédonisme finit toujours par faire danser les filles et les garçons.

YSEULT

France / pop urbaine

« Rien à Prouver ». C’est par ce titre qui en dit long qu’Yseult est revenue l’an dernier sur le devant d’une scène qui ne l’a pas toujours accueillie à sa juste valeur. Il y a quatre ans, accompagnée entre autres par le chanteur Da Silva, la jeune femme réalisait un album teinté d’electro rock, mais qui selon ses propres mots « ne lui ressemblait pas ». On la croit sur parole lorsqu’on mesure l’éclectisme de ses gouts qui l’ont amenée à reprendre « Heart Of Glass » de Blondie ou « Mamma » d’Aznavour et à collaborer avec plusieurs de ses pairs (Maurane, Jenifer ou Claire Lafut, parmi d’autres). Alors, aujourd’hui, l’ancienne finaliste de la Nouvelle Star (promotion 2013) invente le Y-trap, un univers sombre et sensuel taillé sur mesure, qui célèbre avec superbe le mariage de la pop et du hip-hop.