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La Coopérative de Mai joue à domicile !
EUROPAVOX : MIKA, MOHA LA SQUALE, SUZANE, ISAAC DELUSION, YUKSEK, YSEULT, DINOS + guests

La 15ème édition du festival Europavox initialement prévue du 25 au 28 juin 2020 est annulée. Les billets jours et pass du festival seront remboursés selon les procédures suivantes :

Les billets achetés sur le site internet du festival, ainsi qu’au guichet de la Coopérative de Mai, pourront être remboursés via un formulaire ACCESSIBLE À PARTIR DU 18 MAI sur le site internet du festival (www.europavoxfestivals.com) et sur les réseaux du festival.

Pour les billets achetés via un autre point de vente (Fnac, Digitick, Tickemaster ou Festicket …), merci de vous rapprocher directement de leur service client.

• FNAC : https://bit.ly/3bBPnwY
• DIGITICK : https://bit.ly/359V2bn
• TICKETNET : https://bit.ly/2KuBmFy
• FESTICKET : https://bit.ly/2VvZgXp

• PASS’RÉGION : si vous avez acheté votre billet en utilisant le Pass’ Région, le remboursement se fera à hauteur de votre participation.

Pour toutes questions concernant la billetterie et les remboursements merci de nous contacter via : billetterie@lacoope.org

Nous faisons notre maximum pour que la procédure de remboursement soit la plus simple possible. Un grand merci à toutes et tous pour vos messages de soutien qui nous vont droit au coeur en cette période compliquée. Prenez soin de vous.

– L’équipe du Festival Europavox

salle : Place du 1er Mai
style : Divers
placement : Debout
Tarifs :
  • Location : 42€
  • Carte Coopé / Abonnés : 38€
  • Citéjeune : 32€
  • Tarif réduit : 32€

L'édition 2020 du festival Europavox n'aura pas lieu. Pour + d'infos rendez-vous sur www.europavoxfestivals.com 

Concert annulé
MIKA

Royaume-Uni / Pop

Une silhouette toujours élégante. D’abord de dos. Puis un visage. Et un sourire éclatant. Ces dernières années, c’est l’image qu’on a de Mika, artiste pop haut en couleurs qui a rayonné au sein du jury de la fameuse émission télé The Voice. Mais cette image est un peu trop réductrice. Car au-delà de ses avis précieux, de sa bonne humeur et de son enthousiasme débordant, l’homme est surtout un « entertainer », un chanteur à la voix ensorceleuse et aux chansons qui sont l’un des meilleurs remèdes contre le bourdon. Jamais blasé par un succès qui lui a tendu les bras dès ses grands débuts avec le single « Relax, Take It Easy » (2006), toujours plus proche de l’excellence de ses idoles avouées (Prince, Freddy Mercury ou Elton John), le garçon revient avec son cinquième album sous le bras, « My Name Is Michael Holbrook » (c’est son véritable nom), où des textes autobiographiques aux effets cathartiques se laissent porter par une musique aux multiples facettes, entre ballades intimistes et pirouettes disco multicolores. Ça tombe bien : juste au début de l’été, il sera grand temps de danser !

MOHA LA SQUALE

France / rap

La première chose qui impressionne sur les photos, sur scène, sur les écrans petits et grands, c’est le charisme de ce Parisien (millésime XIXe arrondissement) vieux d’un quart de siècle. Moha La Squale, que l’état civil connait sous le nom de Mohamed Bellahmed, dégage une assurance et une force – physique comme psychologique – à nulle autre pareille. Sa vie n’est pas du cinéma et pourtant, le scénario de son existence pourrait faire croire le contraire : prison puis cours Florent, ascension par bouche à oreilles via les freestyles hebdomadaires et les réseaux sociaux, liens qui se tissent avec la mode, succès tonitruant de « Bendero » (2018), un premier album certifié disque de platine. Sur fond de hip-hop nerveux et bagarreur, le garçon puise son inspiration dans le quotidien des rues et armé d’un flow crâne, fait danser les mots pour mieux raconter les maux d’une société qui n’épargne pas grand monde.

DINOS

France / rap

Son deuxième album s’intitule Taciturne et ce n’est pas dû au hasard ou à un seul effet de style. Car ce mot pourrait résumer une partie de la personnalité de Jules Jomby, alias Dinos, né au Cameroun mais grandi à la Cité des 4000 à La Courneuve, rappeur à contre-courant dans un monde où la sensibilité n’est pas forcément de mise. Lui s’en moque et depuis la sortie de son premier EP en 2013, L’Alchimiste (en référence au roman de Paulo Coelho), il trace son chemin à son rythme, impose une plume qui le fait se mettre à nu et pose son flow empreint de mélancolie sur des musiques qui n’oublient jamais la mélodie, à l’instar de Les Pleurs Du Mal – histoire d’insister sur les clins d’œil littéraires. Autoproclamé héritier de MC Solaar, Dinos est un as de trèfle capable de piquer n’importe quel cœur.

SUZANE

France / Pop

Elle chante la vérité, rien que la vérité, d’autant que Marie-Pierra Kakoma puise son inspiration dans une vie qui ne l’a pas toujours épargnée. Après une enfance passée entre l’Afrique et la Belgique, elle pose ses quelques affaires dans le plat pays à peine âgée de quinze ans et bien décidée à devenir chanteuse. Huit ans plus tard, la jeune femme a réussi son pari. Et même un peu plus que ça. En fin d’année dernière, elle a été l’une des révélations des intransigeantes Trans Musicales de Rennes alors que son titre Dilemme dépassait le million de vues sur YouTube. Ces premiers succès, elle les doit à un charisme désarmant et à ses mots sans fard qu’elle pose sur une musique résolument moderne, entre hip-hop et soul, pop et r’n’b. Et son premier album, Gore, devrait permettre à cette artiste condamnée à la popularité d’exaucer un autre de ses souhaits, « être l’exemple d’une femme noire qui a réussi toute seule, envers et contre tout ».   

ISAAC DELUSION

France / électro pop

Pour beaucoup, les questions sont les mêmes : et après, il reste quoi des années collège et des plans sur la comète tirés par des amis qui désirent s’inventer un futur ? Contrairement à certains, Loïc Fleury et Jules Pacotte ont, eux, quelques réponses : il reste des chansons qui ont franchi les frontières, des disques et des concerts ; il reste des rencontres, des rêves devenus réalité. À l’heure de réaliser son troisième album, « uplifters » (2019), le duo originel devenu quintette a eu l’envie de déconstruire ses savoirs pour revenir à une certaine naïveté originelle, à cette insouciance qui permet de composer, d’arranger, de chanter sans vraiment se soucier des autres. Alors, le groupe (ré)explore une pop électronique et élégante qui porte beau la mélancolie et privilégie les mélodies qui trottent dans la tête et donnent des envies de fête. Et en studio comme sur scène, le talent d’Isaac Delusion est tout sauf une illusion.

YUKSEK

France / électro

À croire que cet homme est doué du don d’ubiquité ! Car si l’emploi du temps de Pierre-Alexandre Busson, bien plus connu sous le nom turc de Yuksek, semble entièrement consacré à sa passion, sa polyvalence impressionne : non content d’enregistrer ses propres disques depuis plus d’une décennie, il produit et écrit pour les autres (Clara Luciani en sait quelque chose), dirige le très bon label Partyfine depuis 2013 (Polo & Pan, Jean Tonique, Tepr), endosse dès la nuit tombée le costume de DJ, remixe ses pairs (nationaux comme internationaux) et compose des musiques de films et documentaires. L’énergie nécessaire à pareille débauche d’activités, on la retrouve dans la musique de ce Champenois quadragénaire, une musique qui baigne dans une electro teintée ici d’une pop noire, là d’une disco arc-en-ciel mais où un certain sens de l’hédonisme finit toujours par faire danser les filles et les garçons.

YSEULT

France / pop urbaine

« Rien à Prouver ». C’est par ce titre qui en dit long qu’Yseult est revenue l’an dernier sur le devant d’une scène qui ne l’a pas toujours accueillie à sa juste valeur. Il y a quatre ans, accompagnée entre autres par le chanteur Da Silva, la jeune femme réalisait un album teinté d’electro rock, mais qui selon ses propres mots « ne lui ressemblait pas ». On la croit sur parole lorsqu’on mesure l’éclectisme de ses gouts qui l’ont amenée à reprendre « Heart Of Glass » de Blondie ou « Mamma » d’Aznavour et à collaborer avec plusieurs de ses pairs (Maurane, Jenifer ou Claire Lafut, parmi d’autres). Alors, aujourd’hui, l’ancienne finaliste de la Nouvelle Star (promotion 2013) invente le Y-trap, un univers sombre et sensuel taillé sur mesure, qui célèbre avec superbe le mariage de la pop et du hip-hop.

GLAUQUE

Belgique / électro rap

« D'un vert qui tire sur le bleu », mais au figuré « Qui donne une impression de tristesse, de misère » : telles sont les définitions de l’adjectif « glauque » que l’on trouve dans un dictionnaire. Alors, il n’y a pas de doute à avoir : en 2017, à l’heure de donner naissance à leur groupe, ces cinq gamins de Namur n’ont sans doute pas choisi leur nom à la légère. Car s’ils bousculent les règles du hip-hop et déstructurent l’electro, tout en y injectant des doses de rock et de pop, ces jeunes gens qui ont à peine dépassé la vingtaine manient les mots avec une dextérité étourdissante pour mieux chanter un quotidien qui n’enchante guère. Désigné par Les Inrocks comme « le groupe que le monde entier attendait » après avoir dévoilé deux morceaux à la personnalité bien trempée (Robot, puis Plane) , Glauque peut voir l’avenir en rose tout en broyant du noir. 

EMILIE ZOE

Suisse / folk

Elle est de ces gens qui transmettent beaucoup avec peu. Peu ? Une guitare, un piano, une batterie. Une voix – en équilibre parfait entre fragilité et intensité. Beaucoup ? Cette musique qui suggère des émotions et file des frissons. Elle a beau se cacher derrière ses deux prénoms, Emilie Zoé s’expose dans la langue de Shakespeare dans des chansons sur le fil d’un rock tendu et cabossé, qu’elle imagine avec son meilleur ami et colocataire, le batteur Nicolas Pittet, et qui la rapprochent de deux ainées nommées PJ Harvey et Cat Power. Entre mille et un projets (une musique pour une pièce de théâtre, une tournée en solitaire, des lectures musicales, des ciné-concerts, le groupe Autisti), cette Suissesse de même pas trente ans a trouvé le temps d’enregistrer en binôme deux albums (le très beau The Very Start est le dernier en date) et multiplie des concerts que le duo donne à chaque fois comme si c’était le dernier.

BENNY SINGS

Pays-Bas / pop

Parmi les artistes prénommés Benny, certains ont connu en France un certain succès. Mais celui qui nous intéresse ici a jusqu’à présent échappé à presque tous les radars. Heureusement, il n’est jamais trop pour bien faire. Bien faire ? Juste prêter une oreille à cette pop espiègle et ensoleillée, matinée d’accents soul, jazz ou hip-hop, qui donne cette irrésistible envie de se lever du bon pied. Depuis deux décennies, le Néerlandais Tim van Berkestijn, alias Benny Sings donc, écrit des chansons aux courbes parfaites, qui sont allées séduire jusque de l’autre côté de l’Atlantique. Alors que cet homme doté d’un don d’ubiquité (il compose aussi pour le cinéma ou la pub, produit ses pairs) compte parmi ses fans et / ou collaborateurs Rex Orange County, Mayer Hawthorne ou Cornelius, son sixième album, City Pop, a vu le jour sur l’excellent label californien Death Throw. Et vous savez quoi ? Cette côte Ouest ressemble à s’y méprendre à un écrin parfait car la musique de Benny Sings, c’est un peu comme si l’été durait toute l’année.

LEWSBERG

Pays-Bas / rock

Sincèrement, il y a de quoi en perdre tout repère spatio-temporel. Quand on écoute le rock tendu et habité de Lewsberg, il suffit de fermer les yeux pour se retrouver en plein cœur de New York, en 1967 ou 1977, tant ces chansons évoquent les fantômes fréquentables du Velvet Underground (plutôt celui du deuxième album) ou de Television (plutôt celui du premier album). Pourtant, ce quatuor mixte (trois garçons, une fille, comme les Russes de Motorama) est bien un groupe européen du XXIe siècle. C’est dans la ville portuaire de Rotterdam que ces adeptes du « do it yourself » ont décidé d’emprunter leur nom à un concitoyen romancier, feu Robert Loesberg, et ont trouvé le temps en trois ans d’enregistrer deux albums, écrins de cette musique urbaine, nerveuse et sans fioriture, dont la simplicité apparente n’a d’égal que sa beauté vénéneuse.  

HERVÉ

France / chanson électro

Eddy de Pretto, Angèle, Clara Luciani, Columbine… Outre le talent, ces jeunes gens ont comme points communs d’être passés à Europavox et d’être signés sur le label Initial. Alors forcément, lorsqu’on croise la route d’un pensionnaire de cette structure à l’ouïe fine, on tend l’oreille plutôt deux fois qu’une. Voici donc le prénommé Hervé, garçon échappé du duo Postaal qui mène sa barque en solitaire depuis plus de deux ans. Derrière ses faux airs de Liam Gallagher, il chante des mots bleus sur une musique pop passée à la moulinette électronique – ou une musique électronique passée au tamis pop. Comme si feu Bashung (il s’est d’ailleurs approprié La Peur Des Mots) avait croisé la route de Daft Punk, de clins d’œil (sa dernière chanson s’intitule Le Premier Jour Du reste De Ma Nuit) en confessions, Hervé Va Piano mais avec une détermination sans faille.