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EUROPAVOX : -M-, RILES, KIKESA, L'IMPERATRICE, LAST TRAIN + guests

La 15ème édition du festival Europavox initialement prévue du 25 au 28 juin 2020 est annulée. Les billets jours et pass du festival seront remboursés selon les procédures suivantes :

Les billets achetés sur le site internet du festival, ainsi qu’au guichet de la Coopérative de Mai, pourront être remboursés via un formulaire ACCESSIBLE À PARTIR DU 18 MAI sur le site internet du festival (www.europavoxfestivals.com) et sur les réseaux du festival.

 Pour les billets achetés via un autre point de vente (Fnac, Digitick, Tickemaster ou Festicket …), merci de vous rapprocher directement de leur service client.

• FNAC : https://bit.ly/3bBPnwY
• DIGITICK : https://bit.ly/359V2bn
• TICKETMASTER : https://bit.ly/2KuBmFy
• FESTICKET : https://bit.ly/2VvZgXp

• PASS’RÉGION : si vous avez acheté votre billet en utilisant le Pass’ Région, le remboursement se fera à hauteur de votre participation.

Pour toutes questions concernant la billetterie et les remboursements merci de nous contacter via : billetterie@lacoope.org

Nous faisons notre maximum pour que la procédure de remboursement soit la plus simple possible. Un grand merci à toutes et tous pour vos messages de soutien qui nous vont droit au coeur en cette période compliquée. Prenez soin de vous.

 

salle : Place du 1er Mai
style : Divers
placement : Debout
Tarifs :
  • Location : 42€
  • Carte Coopé / Abonnés : 38€
  • Citéjeune : 32€
  • Tarif réduit : 32€

L'édition 2020 du festival Europavox n'aura pas lieu.

infos : https://www.europavoxfestivals.com/remboursements-edition-2020/

Concert annulé
-M-

France / rock chanson

Alors, jamais deux sans trois ? Bien sûr, surtout lorsqu’il s’agit de Matthieu Chédid, alias
–M–, l’homme qui est tombé dans la potion musique depuis son plus jeune âge. Après les éditions 2014 et 2017 – où il était venu présenter son très beau projet Lamomali –, voilà le plus guitariste des artistes français de retour à Europavox. Après la sortie d’un épatant sixième album au début de l’année 2019, « Lettre Infinie », ce chanteur haut perché est parti sur les routes de France et de Navarre accompagné… d’automates en guise de musiciens — une idée inspirée par son pair Stephan Eicher. Alors, sous la bannière du « Grand Petit Concert », il a réuni en quelques mois plus de… 500 000 spectateurs, qui ont ouvert aussi grands les yeux que leurs oreilles. Tiré à quatre épingles et métamorphosé en homme-orchestre, Matthieu Chédid fête ainsi ses (plus de) vingt ans de carrière en revisitant son éclectique répertoire avec un insatiable appétit et une incroyable –M–aestria.

RILÈS

France / rap

C’est une histoire un peu folle, que même Hollywood n’aurait pas osé imaginer. C’est l’histoire d’un gamin de la banlieue de Rouen qui se passionne pour le rap américain. C’est l’histoire d’un gamin qui a du talent plus qu’il n’en faut. Alors, Rilès Kacimi utilise les réseaux sociaux pour se faire un prénom, poste une chanson par semaine sur YouTube et finit par agiter le landerneau hip-hop national puis international. À 23 ans, il a rejoint The Weeknd ou Drake en signant sur le label californien Republic Records et a réalisé en 2019 un épatant premier album, « Welcome To The Jungle ». Dans un anglais impeccable peaufiné à l’université, mais aussi en portugais sur un titre empreint de saudade (« E A Verdade »), ce fan avoué de Kanye West et Pharrell Williams pose son flow envoutant sur des musiques plurielles qui empruntent au r’n’b, au reggae ou à la pop pour mieux devenir l’égal de ses maitres. C’est une histoire un peu folle, donc, que même Hollywood finira peut-être par raconter.

KIKESA

France / rap

Kikesa, c’est qui ça ? Alors entre nous, vous devriez bien faire rigoler l’équipe du webzine Booska-P, les auditeurs des plateformes Deezer ou Spotify et quelques quarante milliers d’habitués YouTube si vous leur posez cette question. Petit prodige des réseaux sociaux, ce jeune homme de Nancy nommé Steven Jarny s’est fait une place au soleil sur l’échiquier du rap tricolore – un univers qu’il côtoie depuis une décennie – en postant chaque « Dimanche de Hippie » à partir du mois de décembre 2017 un clip inédit où il a eu tôt fait d’imposer sa personnalité volubile et son flow gouailleur. Sans œillère, il pioche dans le hip hop, la trap, la future bass pour créer un univers haut en couleurs et fort en bonne humeur. Après moult morceaux disséminés sur la Toile et trois mixtapes, après avoir sidéré le public des Vieilles Charrues et juste avant avoir rempli l’Olympia, il a rassemblé les pièces de son « Puzzle » sur un premier album ébouriffant. Kikesa, c’est qui ça ? Un gars vraiment comme ça.

L'IMPÉRATRICE

France / pop

Né de l’imagination de Charles de Boissegain après une nuit de 2012 nourrie de fantasmes, L’Impératrice est vite devenu groupe avant de trouver ses formes définitives trois ans après avec l’arrivée derrière le micro de Flore Benguigui. Depuis, emmené par cinq musiciens habiles aux idées très larges et la voix sucrée de sa chanteuse, le sextet a sorti en 2018 un album scintillant, « Matahari », où il a collaboré sur le morceau éponyme avec le génial Eumir Deodato et surtout réuni toutes ses passions, de la disco aux musiques de film des années 1960 et 1970, de la pop option californienne à la french touch. Comme si Daft Punk reprenait François de Roubaix, L’Impératrice imagine des chansons synthéchics et euphorisantes, jouissives et lascives qui offrent la bande son idéale pour tous ceux qui rêvent de danser sous les étoiles.

LAST TRAIN

France / rock

Où il faut rappeler que la valeur n’attend le nombre des années. C’est sur les bancs d’un collège alsacien qu’est née l’idée de Last Train il y a plus d’une décennie. Aujourd’hui, avec leur quart de siècle au compteur et un zeste de classicisme (Led Zeppelin, The Doors ou Black Rebel Motorcycle club comptent au rang des influences originelles), ces quatre garçons dans le vent comptent parmi les plus sûrs ambassadeurs d’un rock qui n’en finit pas de ressusciter. Pour preuve, leur deuxième album, « The Big Picture », illustre superbement leur passion pour les mélodies marquées au fer rouge et leur savoir-faire à l’heure d’ériger un mur du son inébranlable. Rompu à l’exercice de la scène (ils ont donné des centaines et centaines de concerts depuis 2015), Last Train est lancé toute allure sur les rails d’un succès mérité : ce serait dommage que vous restiez à quai.

MARINA SATTI & FONÉS

Grèce / électro trad

Ne pas se fier aux apparences : c’est sur fond d’une pop métissée qui transcende le passé et croque dans le présent à pleines dents que Marina Satti chante (et danse) une Grèce en train de panser les plaies d’années d’austérité. Artiste aux multiples talents – études d’art dramatique et d’architecture, diplômée en chant et piano classiques –, la jeune femme née d’un père soudanais et d’une mère grecque et grandie à Athènes a foulé les planches de théâtres, prêté à d’autres sa voix qui ensorcelle et fondé Fonès, le groupe polyphonique et féminin qui l’accompagne sur scène. En piochant dans le folk des Balkans et l’electro – en témoigne sa très chouette reprise du « Crystalline » de Björk –, d’accents hip-hop en sonorités orientales, Marina Satti, repérée lors de la dernière édition des Trans Musicales de Rennes, est l’ambassadrice parfaite d’une musique ensorcelante qui se moque des frontières.

JEHNNY BETH

France - Royaume-Uni / rock

C’est la plus Anglaise des Françaises. Seize ans environ que Camille Berthomier a quitté l’Hexagone pour poser ses valises de l’autre côté de la Manche où elle s’est imposée comme une artiste qui compte. Que ce soit avec son compagnon Johnny Hostile au sein de… John & Jehn ou à la tête du quatuor féminin Savages, elle est devenue l’apôtre d’une musique dense et percutante, bande-originale d’un monde où le terme « concession » n’existe pas. Aujourd’hui, celle qui est aussi actrice fait ses premiers pas solo – mais en la bonne compagnie de Flood, Romy Madley Croft de The XX ou l’acteur Cillian Murphy de la série Peaky Blinders – le temps de To Love Is To Live, un album aux forts accents electro. Une electro teintée de « noir » et d’« eros », une electro aussi intransigeante que fascinante, une electro moite où les scansions se font tensions. Une electro qui donne des envies de cœur à corps.  

SIR WAS

Suède / pop

Un piano à la maison, un penchant pour le saxophone né à l’école, accompagné plus tard d’une irrésistible envie de taper sur une batterie. Vous l’avez compris : la musique, le Suédois Joel Wästberg est tombé dedans lorsqu’il était petit. Une passion jamais démentie, qui l’a guidé vers des gouts éclectiques (hip-hop, pop, soul et plus encore), une curiosité sans faille et une polyvalence opportune. Alors, à Göteborg où il réside, il est le collaborateur rêvé, joue avec un orchestre de jazz, rencontre les musiciens de Little Dragon et accompagne sur la route le groupe de José Gonzales, Junip, avant de se jeter enfin à l’eau en 2016. Depuis, il a réalisé deux albums gorgés de chansons solaires aux rythmes alanguis, véritable melting-pop aux accents électroniques. De là à dire que sir Was donne ses lettres de noblesse à une musique rétrofuturiste sans frontière ni œillère…

JOYCUT

Italie / pop 

Entre Europavox et les Italiens de JoyCut, c’est une belle histoire d’amour, qui a débuté en 2013 et ne semble pas prête de s’arrêter. Une histoire d’amour nourrie par cette musique dense et hypnotique, par ce rock drapé de noir et teinté d’électronique, où les drones laissent place à des guitares post-pop, où les nappes de synthé reposent sur des batteries tourmentées. Derrière un nom choisi avec précaution – il fait référence à la chanson « Joey » de Nick Drake et à l’album « The Final Cut » de Pink Floyd –, ces trois garçons (presque) imaginaires originaires de Bologne distillent sur scène comme sur disque (trois albums au compteur à ce jour) une puissance mélancolique à couper le souffle, qui est même allée jusqu’à impressionner un des plus grands maitres du genre, Robert Smith de The Cure.

AFRODELIC

Lituanie / electro world 

C’est l’hommage d’un enfant à son père. C’est l’hommage d’un homme à ses racines.  Impliqué activement dans la scène musicale lituanienne depuis une vingtaine d’années, Victor Diawara est le fils de l’enseignant, écrivain et poète malien Gaoussou Diawara, décédé en 2018. Alors, le garçon a décidé de se (re)plonger dans la musique traditionnelle du Mali en partant à Bamako enregistrer des artistes du cru avant d’y ajouter des arrangements électroniques et des extraits de poèmes de son père. Un point de rencontre entre la tradition et de l’innovation : telles sont les compositions d’Afrodelic, nées ainsi du mariage heureux d’instruments traditionnels (le djembé ou le balafon sont de la partie) avec des synthés, des guitares, une basse et des rythmes programmés. C’est un hommage qui transpire la fierté et la joie. C’est un hommage un peu magique.

GATO PRETO

Portugal / electro world

On n’est jamais mieux servi que soi-même. À l’heure de résumer sa musique, Gato Preto a trouvé un mot qui annonce les couleurs : « Afrofuturistic ». On l’aura compris : le duo – qui devient trio pour la scène – présente des racines africaines au monde de l’électronique, et réussit ainsi l’union parfaite entre tradition et innovation en faisant souffler un vent de liberté. À ma droite, Lee Bass, moitié-Ghanéen moitié-Allemand, triture les machines et crée des rythmiques diaboliques qui au gré de ses lubies, prennent des accents rap, funk, house ou trap ; à ma droite, Gata Misteriosa, Portugaise d’origine mozambicaine, chante en argot d’une voix fiévreuse et hypnotique, haranguant la foule avec un aplomb sidérant. En deux albums et une foultitude de concerts qui l’a emmené aux quatre coins de la planète, ce « chat noir » est de ceux qui (ap)portent bonheur.