Aller au contenu principal
KURT ELLING

Kurt Elling le sait bien, être chanteur de jazz au vrai sens du terme exige la maîtrise de plusieurs rôles complémentaires. Il faut non seulement avoir la maîtrise vocale du swing, mais encore le chanteur doit-il savoir diriger un groupe, composer, faire des arrangements et écrire des poèmes. A cette liste, Elling a également ajouté le rôle de catalyseur musical. L’artiste de 35 ans venu de Chicago a imaginé des textes originaux pour certaines compositions de ces monstres sacrés que sont le saxophoniste John Coltrane, le pianiste Herbie Hancock, le guitariste Pat Metheny et quelques autres chers à son cœur.

Nommé six fois aux Grammy Awards, Elling s’impose d’ores et déjà comme le maître contemporain de la  vocalise, cet art qui consiste à chanter des mots sur les solos instrumentaux. Dès son premier album, ces textes ont eu une place considérable. Et c’était inévitable puisque, non sans ambition, Elling a mis ses talents littéraires au service de grands maîtres de l’improvisation tels que les saxophonistes Wayne Shorter, Dexter Gordon et Freddie Hubbard.

Elling s’attaque aux grands thèmes que sont l’amour, la vie, la douleur de la perte et les ressources de l’âme dans toute leur complexité sans se laisser aller aux clichés ou aux platitudes.

Comme Elling le sait pertinemment, chanter une musique si difficile n’est possible qu’avec des musiciens exceptionnels. En l’occurrence, les membres de son trio régulier “Je m’appuie complètement sur ma section rythmique” “Ils me sont extrêmement précieux. Je suis l’un des rares à avoir la chance d’avoir un groupe où chacun connaît parfaitement la direction musicale des autres.”