© Laurent Guysard
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Du Maroc à Tourzel, des scènes immenses aux clubs, des tréfonds de la douleur au pinacle des groupes cultes. Entre les bras du désespoir, Mathias a bercé et élevé un beau livre, fiction autobiographique, où les venelles cachent d’inquiétants personnages et des portes qui claquent sur les doigts. Des monstres. Comme sur Monsters in Love, dessiné par Joann Sfar et John Parish, Dionysos et quelques fantômes bienveillants. Giant Jack veille sur cette cohorte d’esprits frappeurs, Betty Boop, Dobelyou et un squelettique joueur de sanglophone. Album de chairs et d’ossements, tout sauf du rock français, Dieu merci. Où les Kills, d’ailleurs, y vont de leur couplet. La chitine qui recouvre Monsters in Love est toute de blues instinctifs et de ukulélé hésitant, de guitares merveilleuses, d’instruments loufoques et grandioses. Avec Séquence 01, Tara King th. dévoilait un univers sombre et sensuel, et proposait un premier album où se côtoyaient électronique, trip-hop, down-tempo et musiques de films. Quelques rencontres, diverses collaborations et un EP plus tard, the tara king theory… marque une étape essentielle dans le cheminement artistique du groupe. |