|
L’Association AGI-SON (AGIr
pour une bonne gestion SONore) est née en
septembre 2000 de la volonté des organisations professionnelles
du spectacle vivant musical (Fédurok, Prodiss, Synapss, Synptac,
Synpase, SFA, SNAM, Fédération du spectacle) de répondre
aux multiples enjeux liés à la thématique gestion
sonore - risques auditifs (culturels, santé publique
etc.).
AGI-SON a pour objet d'assurer une action
de prévention, d'information et de formation en matière
de gestion sonore tant au niveau national qu'au niveau
local. Cette action s’inscrit notamment dans le cadre de l'application
du décret du 15 décembre 1998 réglementant,
entre autres, le volume sonore dans les lieux diffusant de la musique
amplifiée.
A terme, l’objectif d’AGI-SON est d’amener
une prise de conscience et de favoriser une modification des comportements
tant des professionnels que du public.
C'est en vue de relayer l'information au niveau régional,
qu'est née l'Association COLLECTIF AUVERGNE RISQUES
AUDITIFS - CARA.
Cette association regroupe autour de la thématique
risques auditifs:
- l’Association Départementale pour le Développement
Musical 63 (ADDM 63),
- l’Association Départementale pour le Développement
des Activités Musicales et Chorégraphiques en Haute
Loire (ADDAMC 43),
- l’Association Départementale Musique et Danse
(ADMD15),
- la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand),
- le Transfo
- et la MJC de Montluçon.
L'objet principal de CARA est de favoriser une modification
des comportements chez les auditeurs et pratiquants de musiques
amplifiées, par le biais d'un programme de sensibilisation
et d'information pour une bonne gestion sonore, sur les risques
liés à ces pratiques et les possibles actions de protection.
Les Actions
- ORL présent sur un
stand à la Coopérative de Mai
- Actions à destination des musiciens amateurs avec des audiogrammes
réalisés gratuitement par Audition Mutualiste
- Diffusion de bouchons en direction des publics, des pratiques
amateures, et des scolaires
- Interventions en classe avec la diffusion notamment d'un sujet
audiovisuel
- Participation à des balances dans la cadre du dispositif
de repérage Big Jama Auvergne.
|
|
Les risques auditifs
Les réactions provoquées
par des expositions prolongées à de forts volumes
sonores sont variées : elles peuvent être sans gravité
ou irrémédiablement handicapantes.
- Symptômes temporaires : Bourdonnements,
sifflements, sensation d’oreilles cotonneuses... Ces troubles
disparaissent la plupart du temps après un temps de récupération
dans le calme mais ils ont cependant un caractère de mise
en garde.
- La surdité : Elle peut être irréversible
si les cellules cillées sont atteintes.
- Les acouphènes : Bourdonnements ou sifflements
pouvant être constants ou intermittents.
- L’hyperacousie : Hypersensibilité
au bruit, perception amplifiée des sons.
A partir de quand les risques
existent-ils ?
Il faut tout d’abord savoir que chacun réagit
différemment face au son. Sur deux personnes ayant subit
la même exposition, l’une peut développer des
troubles graves et pas l’autre. On estime cependant que le
risque existe à partir d’un niveau sonore de 90 décibels
(dB). La douleur n’apparaissant qu’à partir de
120 dB, les lésions peuvent survenir sans que l’on
s’en aperçoive sur le moment.
Mais le véritable danger n’est pas tant le volume sonore
que la dose de son, c'est-à-dire le temps d’exposition
à un volume sonore donné. Si un individu dépasse
régulièrement la dose de son tolérable par
son organisme, il risque d’endommager son audition.
Quel comportement
adopter face aux risques ?
- Consulter rapidement en cas de troubles
persistants (bourdonnements, sifflements, etc.) : Si un
traitement n’est pas entrepris rapidement, les troubles peuvent
devenir irréversibles.
En concert, discothèque etc:
- Tenir compte de son état de fatigue :
La fatigue ainsi que les maladies (otite, rhume…), les médicaments
ou encore l’alcool fragilisent les oreilles.
- S’éloigner de la source sonore :
Il est bien évidemment déconseillé de rester
trop longtemps à grande proximité des enceintes. Faire
des pauses en s’isolant de la source sonore minimise les risques
de façon importante.
- Etre attentif aux signaux d’alerte : En
cas de bourdonnements, sifflements ou sensation d’oreilles
cotonneuses pendant l’exposition, il est nécessaire
de réagir. Il est possible, par exemple, de faire une pause
en s’isolant de la source sonore.
Avec un walkman :
- Limiter le temps d’écoute ou le volume sonore.
L’audition risque d’être endommagée
au-delà d’un temps d’écoute de 7h hebdomadaires
à un fort volume (95dB). Baisser le son permet de prolonger
l’écoute tout en minimisant les risques.
Les protections
auditives
Il peut paraître paradoxal de porter des protections
auditives (bouchons en mousse) pendant un concert ou en discothèque.
Cependant, les bouchons s’avèrent indispensables dans
certains cas : personnes particulièrement sensibles ou souffrant
déjà de troubles auditifs, musiciens accumulant régulièrement
de fortes doses de son etc.
Baisser le son ne suffit pas
Publics des concerts et musiciens sont exposés à des
niveaux sonores pouvant causer des lésions irréversibles
du système auditif.
Partant de ce constat, on peut se demander pourquoi les lieux de
concerts ou les baladeurs ne sont pas limités à un
niveau sonore garantissant une absence totale de risques. En somme,
pourquoi ne pas baisser le son ?
- Tout d’abord parce que ce n’est pas tant le
volume sonore que la dose de son qui constitue le véritable
danger. Faire une pause pendant l’exposition
permet de récupérer et ainsi de limiter considérablement
le risque.
- Ensuite parce que nous ne sommes pas tous égaux
face au son. Par exemple, un individu fragile peut avoir
des lésions graves après un concert alors que la grande
majorité du public n’aura eu aucun trouble. Ainsi,
si l’on voulait fixer un volume sonore maximum autorisé
qui permette de prémunir chaque individu des risques auditifs,
celui-ci devrait être particulièrement bas, ce qui
altérerait considérablement le plaisir d’écouter
de la musique.
- De plus, imposer un tel niveau sonore ne serait pas techniquement
réalisable. En effet, certains instruments comme la batterie
ou les cuivres peuvent dépasser naturellement les 100 dB,
sans aucune amplification.
- Mais surtout, il ne faut pas oublier que le plaisir d’écouter
de la musique, d’aller en concert, est souvent lié
à un certain volume sonore. Le volume peut en effet être
source de bien-être, entraînant dans notre organisme
des effets inverses de ceux produits par le stress.
En somme, l’écoute et la pratique des musiques amplifiées
est une activité à risque parmi tant d’autres
: escalade, sports de combat, sports automobile etc. Comme pour
toutes ces activités, l’accompagnement est plus efficace
que interdiction ou la restriction.
C’est pourquoi une action d’information sur les risques
auditifs et les bons réflexes à adopter est essentielle.
C’est à chacun, en fonction de ses pratiques, d’adapter
son comportement afin de limiter les risques.
|