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Critique du 2 novembre
Dans un style très dépouillé,
la prestation de l'ex chanteur de Chokebore, Troy Von
Balthazar, va s'avérer assez décevante. Malgré
deux morceaux plus accrocheurs, le set sera inconstant. Comme coincé,
TVB n'arrivera pas à se lâcher. Il est vrai
qu'il n'est jamais facile d'ouvrir une soirée. Notamment
quand le public n'est que très partiellement concentré
!
C'est avec un plaisir non dissimulé que nous allons revoir
Piers Faccini. Toujours aussi séduisant, le chanteur
compositeur va nous gratifier d'un set très plaisant. Pendant
une heure, le songwriter va nous faire (re)visiter son album Leave
to trace. A la frontière du blues et du folk, Piers
va nous réaffirmer l'étendue de son talent. Avec une
voix suave, des musiciens appliqués et des titres brodés
de fil blanc, nous allons rester sous le charme de cet ensemble
bien rodé à la scène. Seul petit bémol.
Une reprise, bien pâle, de Nirvana qui nous fera grincer
des dents
Avec The Wedding Present, les choses vont être bien
différentes
Take mountain, superbe album rempli de pop songs et de guitares
affûtées, va nous permettre de juger sur pieds du retour
d'un groupe mythique. Et les anglais ne vont pas faire dans la demi
mesure. D'entrée de jeu, le ton est donné. Ce sera
vite et fort.
Malheureusement, après deux morceaux, le rythme va être
cassé par une panne technique
Mais la reprise sera tout aussi efficace. Les mélodies sont
accrocheuses. Les guitares sont cinglantes et nerveuses. La vitesse
d'exécution et la hargne de David Gage sont surprenantes.
La section rythmique n'est pas en reste. Bien au contraire. Les
lignes de basses grondent au féminin. La batterie est martyrisée
dans sa chair sous les coups de boutoir d'un batteur rageur et efficace.
Durant une heure vingt, sèche et sans rappel, nous serons
bringuebalés, vigoureusement, par un groupe rempli d'envie
et heureux d'être là.
The Wedding Present est de retour. Ce n'est pas moi qui vais
m'en plaindre.
Jean-Michel Planat
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