THE RAKES + ASYL
 


Critique du 15 novembre

Dernière trouvaille anglaise en date, The Rakes vient déverser son rock post-punk sur notre territoire. Attention danger…

Avec deux dates programmées dans le mois de novembre, les rochelais d'Asyl semblent avoir la cote rue Serge-Gainsbourg. Et ce n'est pas l'attention, toute particulière, portée par le " boss " le jour de son anniversaire, sur le concert qui me fera dire le contraire.

C'est donc dans un club bien rempli qu'Asyl va ouvrir cette soirée. Jouant un rock plutôt musclé, le set va quelque peu nous laisser sur notre fin. Pourtant, personne ne s'économise. Seule la voix du chanteur, victime du trac, ne semble pas en place. Et même si le batteur, lui, en fait un peu trop, le groupe joue solide. Les titres sont réellement rentre dedans et accrocheurs. Nous reverrons l'ensemble le 17 novembre… avec un autre regard.

Malgré un set de seulement cinquante minutes, les choses vont être bien différentes avec The Rakes. En effet, les londoniens vont nous gratifier d'un set en tout point explosif.

Sapés comme des Lords avec tronches de premiers de la classe, les quatre anglais vont d'entrée de jeu, mettre tout le monde d'accord avec le très " Clashien " Terror ! Le son est poussé à souhait, la voix est toujours en équilibre comme pour mieux hurler, les guitares sont à flux tendu, les lignes de basse sont décoiffantes et la batterie est là comme pour emballer le tout. Et comment résister au refrain entêtant de Retreat, à la ligne de basse et à la rythmique de We are all animals, à l'énergie de The guilt qui vous saute à la gueule comme un pitbull et à Strasbourg qui nous ramène aux Ramones ?

Le rappel sera tout aussi rapide qu'efficace avec Violent et son final hurlant, Ausland mission et à 22 grand job qui vous balance la dernière couche au cas où…

Nous aurons droit aussi à une petite poignée d'inédits pas piqués des hannetons !

Voilà comment un groupe, certes peu innovant, mais débordant d'énergie et de talent vous secoue de la tête aux pieds avec une facilité déconcertante. Nous n'avons plus qu'à rêver en attendant la suite avec impatience.

Jean-Michel Planat

Lire aussi la chronique de Pierre Andrieu

| Retour page précédente |

| Votre avis | Autres -->Partenaires -->Institutionnels -->Ressources |


| Rockcritiques 06/07 | Rockcritiques 04/05 | Rockcritiques 03/04 | La Phrase de la Semaine |