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Critique du 13 FEVRIER
Il ne fallait pas arriver en retard en ce mercredi 8 février.
Quoi que…
Dès mon arrivée, c'est-à-dire 20h30 précises,
le set de Prototypes est déjà en
marche. Certes j’adore l’exactitude, certes je suis
un maniaque de l’horloge, mais là, je dis bravo. Et
pour ne rien vous cacher, j’aurais même préféré
qu’il débute à… oulah, bien plus tôt
! Il faut quand même vous dire que la purge infligée
fut plus que sévère. Durant quarante-cinq minutes,
nous allons assister à un revival des années 70/80.
Vous vous rappelez d’Edith Nylon et consorts
? Vous vous resituez mieux ? Voilà, je n’ai plus rien
à redire ou presque. Car comment arriver à croire
qu’un groupe comme cela a été signé chez
une major ? Ce n’est pourtant pas la qualité des textes
ni la pauvreté musicale proposée qui peut expliquer
cela… Bon j’arrête.
Danse sur la merde… la, la, la, la, la, la…
C’est devant un club quasiment plein que les trois frangins
de Kill the Young arrivent sur scène. Avec
un premier album éponyme plein de bonnes choses, le set va
être de bonne facture et très agréable. Bien
sûr, le style proposé attire peut-être plus la
jeune fille pubère que le vieux loup aigri. Bien sûr,
ils n’inventent rien. Mais il faut reconnaître que tout
cela est frais. Et cette fraîcheur m’a ravi et fait
battre du pied. D’ailleurs il m’a semblé ne pas
être le seul ! Promis, je resterai discret sur certains noms
qui après le concert avaient beaucoup de mal à avouer
qu’ils avaient apprécié… Pour ce qui est
de KTY, il faudra attendre un peu pour savoir si
le passage du deuxième album ne finira pas par tuer ces sales
gosses.
Jean-Michel Planat
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