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Critique du 13 FEVRIER
Comment arriver à faire sortir des trentenaires et
des quadras de chez eux ? La réponse est simple : le
Garage Club…
Avec seulement trois petits rendez-vous depuis décembre,
cette thématique prend déjà une ampleur impressionnante.
Remarquez que la programmation vaut le déplacement. Tout
d’abord c’est Jon Spencer et son
Heavy Trash qui sont venus parrainer le Garage
Club lors d’une soirée inoubliable.
Le chapitre 1 fut, quant à lui, dédié à
la scène locale. Avec les très appropriés
The Napoléons et les terribles 'A Smell
Of Fox', cette soirée fut bien dans le ton. Le seul
petit bémol viendra des Aftersun…
Pour le chapitre 2, ce sont The Lords Of Altamont
et The Suppositorz qui sont conviés. Et
là, pas de mauvaise surprise…
Après que Dj Tad nous ait fait patienter
avec quelques perles dont les fameux japonais de Thee Michelle
Gun Elephant, ce sont The Suppositorz qui
vont ouvrir ce Garage Club.
« Hello sisters, hello brothers, we’re the mother
fucking suppositoooooooorz »… C’est sur ces
mots que va débuter le set des quatre jeunes moulinois. Dès
lors, la machine garage punk des Suppositorz est
en marche. Face à un club plein jusqu'à la gueule,
le combo va nous régaler. Jouant avec une énergie
et une désinvolture déconcertante, les quatre«
branleurs » vont électriser une salle tombée
sous le charme. Il faut dire que le chanteur guitariste Steve
Androgenius (cela ne s’invente pas…) vaut des
points à lui tout seul. Habillé comme un voleur de
poules, avec mégas Ray Ban sur le nez, le gazier vocifère
des hurlements à faire pâlir de jalousie la Castafiore…
Et je vous garantis que le reste de la troupe ne dépareille
pas. Du bassiste déménageur Mado Machoman,
au batteur basique Mr Sub Itoman et à l’organiste
caresseur Organ Orgasm Micho, tout est réuni
pour que les Suppositorz nous offrent encore de
belles prestations. On se prend même à rêver
de les retrouver avec leurs grands frères. J’ai nommé
les Plastic Gangsters.
« The Stooges apocalyptic punk…..The Sonic’s
garage energy and MC5’s heavy soul…» Avec
de telles comparaisons, la venue de The Lords Of Altamont
s’annonçait comme des plus prometteuses.
Accompagnés de leur deuxième et dernier album, Lords
have mercy, les américains ne vont pas y aller par quatre
chemins. Distillant un garage punk versant hard rock (si, si, si…),
Jake Preacher Cavaliere et ses quatre compères vont
nous secouer les méninges grave ! Et même si l’on
peut se plaindre d’un son pas assez élevé, le
set envoyé sera en tous points remarquable de puissance et
de dextérité. Durant soixante-dix minutes, les brûlots
vont s’enchainer sans répit. Il faut dire que Cavaliere
assure le show à lui seul. Secouant son orgue Farfisa comme
un prunier, le long et mince chanteur gominé, se permettra
même de monter, à plusieurs reprises, sur son instrument
en hurlant comme un damné. Devant tant d’énergie
nous sortirons comblés et souriants de ce Garage
Club rageur.
Le chapitre 3 est prévu le 27 février…
Jean-Michel Planat
Lire aussi la chronique de NM et de
Pierre Andrieu.
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