|
Critique du 27 octobre
Il est dix neuf heures vingt quand
les lumières s'éteignent. Watcha arrive sur
scène
et la séance de " bourrinage
" démarre.
Le son est très fort pour ne pas dire trop fort. Inaudible,
fatigant, lassant. Vous prenez sauvagement dans la tronche une décharge
de décibels. Sans aucun discernement, les instruments sont
saturés et désordonnés. Les bouchons deviennent
très vite indispensables. Le chaos est en marche ! Le chant
est du même acabit. Se prenant pour le centre du monde, le
chanteur se lance même dans des vocalises
très
funky !
Mais la plus grosse surprise viendra du public. Obéissant
au doigt et à l'oeil du gourou chanteur, ce dernier va demander
à ses fidèles de s'asseoir par terre. Tout cela dans
le but de les gratifier d'un autre exercice de vocalise ! Et là,
sous nos yeux éberlués tout le monde s'exécute
sans rechigner. Alors là, je dis bravo. Cet homme, semble-t-il,
dégage un charisme que je vous avoue ne pas percevoir !
Watcha n'a donc pas évolué
depuis sa dernière prestation à la Coopé. Dommage,
mais à la vue de la prestation de Gojira, il y a quelques
jours, la relève est déjà bien en place.
La prestation des trois suédois de Freak Kitchen
va être, heureusement, d'un autre calibre. Jouant beaucoup
sur la " déconne ", le groupe, d'une simplicité
remarquable, va nous balancer un set à la fois métal
et mélodique.
Les trois musiciens s'entendent à merveille et cela se ressent.
Mattias délivre des rythmiques de guitare à
tomber. Son chant est sobre mais colle parfaitement à sa
guitare. Chris et sa basse nous propulsent dans les cordes.
Remarquez qu'avec son corps bodybuildé et son casque lourd,
nous ne pouvons difficilement finir ailleurs. Bud, quant
à lui, n'est pas en reste. Il tape comme un fou avec une
mæstria à couper le souffle. Nous aurons même
droit à une reprise improvisée de Hôtel California
des Eagles, suivie de l'intro de more than words des
Extrême. C'est vous dire
Jean-Michel Planat
|