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Critique du 5 octobre
C'était le 2 octobre.
The Pretty Things, Doctor Feelgood et Eddie & the
hot rods, trois groupes à la réputation scénique
flatteuse, venaient se ridiculiser à Clermont ferrand, me
laissant statique, sonné par tant de médiocrité.
Maintenant que les jours sont passés qu'est ce qu'on peut
en dire ?
Que c'est dur de raconter ce que nous avons vu. Au risque de se
fâcher, on dira que la légende est bien plus belle
que la réalité.
Je me suis retrouvé dans le no man's land de l'insignifiance,
là où le rock ne sert plus à rien, ou alors
d'argument publicitaire. Avec l'envie furieuse de courir m'acheter
un synthétiseur.
Ce n'est pas le rock qui ne sert à rien. C'est CE rock sans
frustration, sans danger, blasé que l'on ne veut plus voir.
Le rock des vieux en quelque sorte.
Les naïfs que nous sommes n'avaient pas compris que le retour
des Stooges - Bol d'Or 2003, Zénith 2004
- était un miracle.
Ce sont les seuls qui aient encore envie d'en découdre avec
le public.
Ce qui n'était pas le cas avec les Pretty Things, Doctor
Feelgood et Eddie & the hot rods.
Drôle de groupes. Stéréotypes des vieux rockers,
sourires idiots aux coins des lèvres, ils étaient
posés là, à jouer, mécaniquement, leurs
vieux titres, mais sans la foi pour faire passer ça.
Quand on a joué une musique aussi sauvagement belle, pourquoi
la cracher de façon aussi insipide ?
Le public : mélange où se côtoie fan de Lynyrd
Skynyrd, skinhead, jeunes au look eudelinien, bikers auvergnats
le tout pogotant gentiment. Troublant.
On en pleurerait de vraies larmes dans le noir face à ce
spectacle pathétique.
Je n'imaginais pas que The Pretty Things ne joueraient pas
Midnight to six man. Ça m'a manqué.
Je savais que Lee Brilleaux ne serait pas là. Il m'a
manqué.
A quand The Dirtbombs à la Coopérative de Mai
? Ça vaudrait mieux.
Michel
Michel
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