FRANZ FERDINAND + THE KILLS
 


Critique du 17 novembre

NUIT

The Kills. C’est, Chabadabada, un homme – Hôtel – et une femme – VW.
The Kills c’est le chant de VW qui vous mordille l’oreille avant de vous cracher au visage pendant qu’Hotel, joue de la guitare comme il vous mettrait, avec précision, des coups de couteaux dans le ventre.
Le public venu en masse pour Franz Ferdinand allait être surpris.
Ils sont là en masse, impatient d’entendre Franz Ferdinand et devant eux, sur cette grande scène de la Coopérative de Mai, sans fioritures, Hôtel et VW.
Cette foule, ça ne change rien pour The Kills, c’est comme s’ils étaient dans leur cave tous les deux à répéter.
Ils jouent pour eux, évacuent, glaviottent, leur haine du monde. Ils ne s’intéressent pas au public qui reste figé devant ce spectacle.
Ils ne le méprisent pas d’ailleurs. Ils ne le voient tout simplement pas.
The Kills c’est minimal, sauvage, répétitif, oppressant. La noirceur de leur musique envahit la salle.

JOUR

« On veut faire une musique qui fasse danser les filles ».
Alex Kapranos, chanteur de Franz Ferdinand.
Je n’aime pas danser. Je ne suis pas une fille. Mais sur la foi de la fureur naïve et sensuelle de leurs singles, je suis quand même aller voir Franz Ferdinand.
Ne pas s'attendre ici à une démolition de Franz Ferdinand. Aimer ce groupe, n’en déplaise à certains, n’est pas une faute de goût.
Les prendre juste pour ce qu’ils sont. Des jeunes, beaux, avec un look qui jouent une musique addictive simple, voire simplette.
Ils sont l’époque. Ils ne sont pas là pour se laisser gagner par des questions existentielles.

Ils veulent voir les tétons des filles pointer, sentir les strings se mouiller. Et on peut dire que l’objectif a été atteint tant les seins ont bougé dans tous les sens, tant les hurlements de la gente féminine ont accompagné ce délicieux mouvement.

Ils se sentent bien sur scène. La pure énergie de ce groupe est un bonheur. C’est précis, ça joue vite, les titres, immédiats et passionnés, défilent.

C’est bon alors ?

Si tu aimes la vie, que ton cerveau est fatigué, oui. Sinon, retourne chez The Kills

Michel Michel

Lire aussi les chroniques de Sophie Croc, Sandra Planat et de Pierre Andrieu.

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