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Critique du 17 novembre
Il y a des jours avec, et des jours sans certains
soirs du côté de la Coopé : mercredi 3 novembre
est un de ces soirs où l'on se dit qu'il fait bon être
clermontois et que rien ne pourra jamais plus vous faire quitter
cette charmante ville. Le temps froid et pluvieux n'annonçait
pourtant pas la couleur de ce qui allait se dérouler : un
concert absolument fou, presque jouissif, et un public en osmose
avec les 4 «gentlemen » de Franz Ferdinand.
Avant lentrée du groupe de rock phare de lannée
2004, The Kills a proposé 3 ou 4 titres
de leur (imposant) répertoire. Un gars, une fille à
long cheveux bruns. Une belle générosité, malheureusement
partagée surtout entre eux deux, qui ne tarda pas à
produire son effet : une fosse enjouée, heureuse dêtre
là. Vingt petites minutes et puis sen va, pour laisser
place à la folie et au talent de Franz Ferdinand.
Le public varié (lycéens et étudiants, trentenaires,
quadras et plus accros de bon vieux rock) attendait, sagement FF.
La fosse était remplie à craquer, et dès lentrée
en scène des 4 anglais, une ambiance de feu a accompagné
le show. Ce fut très intense : des mouvements davant-arrière,
des sauts, les mains en lair, tendues vers le charmant chanteur
qui avait il faut dire des fans entièrement acquis
à sa cause, senchaînaient au gré des titres
sortis tout droit du seul mais énormissime album du groupe.
Les tubes radio du groupe « Take me out » et
« Matinee » ont été interprétés
avec une rare énergie. Une reprise aussi, dun groupe
anglais
inconnu mais sûrement refaite à la sauce
des FF. Et au bout dune minuscule heure et demie, à
22h30, cétait hélas terminé. Ce fut bref
mais bon. Un seul regret peut-être : avec laccueil réservé
au groupe par le public clermontois, un petit bonus aurait pu être
proposé, et le bassiste aurait pu aussi se fendre dun
sourire.
Sophie Croc
Lire aussi les chroniques de Michel
Michel, Sandra Planat et de
Pierre Andrieu.
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