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Critique du 2 juin
The Bellrays cest
de la musique traversée de visages et de ruines. Ça
brûle tellement que le rock tout entier s'enflamme dans un
merveilleux feu de joie.
The Bellrays se situe à un crossroad où
déboule à un train denfer rock jazz blues funk
soul. Tant de noms différents pour des musiques qui, au fond,
sont les mêmes.
Ils sont seuls, personne pour venir les rejoindre.
On pourrait se demander alors pourquoi The Nashville Pussy se
retrouve en ouverture des Bellrays tant ils ne font pas partie
de la même famille musicale.
La classe des Bellrays a largement excédé les
manières tapageuses des Nashville Pussy, petit groupe
surestimé dont la prestation, qui n'a pas eu grand-chose
à voir avec le rock tel que je laime, ne saurait masquer
une tendance au ricanement.
The Nashville Pussy, musicalement, ce serait AC/DC
avec deux gonzesses bien gaulées (basse guitare) et deux
mecs particulièrement laids (guitare batterie).
Ils se la donnent, surtout les filles du groupe, véritables
furies, mais ça ne décolle pas.
Pour ça il faudrait des morceaux, ce qui ne fait pas partie
de la panoplie des Nashville Pussy. Les pauses lascives et
les soutiens-gorge en cuir oui, les chansons non.
Cest un groupe pour bikers quon imagine jouer dans les
rades pourris américains avec tous ces moustachus bourrés
à la binouze, qui ségosillent à la vue
dune fille.
Cest cliché certes. Comme leur musique, succession
de clichés les plus éculés.
S'acharner avec autant d'énergie et être à ce
point ridicule, ça les rendrait presque sympathique. Mais
non ce nest pas possible, The Nashville Pussy, cest
de la musique qui transpire et non pas qui respire.
Je vous laisse imaginer lodeur...
Michel Michel
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