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Critique du 8 avril
Le samedi 3 avril 2004 à la Coopérative
de Mai, laffiche The Coral + The Zutons a permis
au nombreux public de passer une soirée de rêve
Dès le début, il y avait en effet matière à
senthousiasmer avec les collègues de label et voisins
de The Coral, The Zutons
A peine quelques notes de jouées et la Zuton fever sabat
sur le club de la Coopé : les femmes dansent et tentent des
chorégraphies osées, les hommes se déhanchent
ou hochent de la tête en signe dapprobation. Pour une
fois, tout le monde est daccord et manifeste bruyamment sa joie.
Comment résister en effet ? The Zutons possèdent
tout, absolument tout : un chanteur guitariste doté dune
superbe voix à la John Lennon, un groupe fin et content
de jouer, une saxophoniste survoltée mais sobre avec son instrument,
des chansons de pop vaudou très originales, des tubes à
la pelle (Havana gang brawl, Zuton fever, Railroad, Pressure point,
You will you wont)
The Zutons ont en leur possession
un antidote radical contre la morosité et la mollesse à
base de pop/folk à la Beatles/Byrds, de musiques de
films dépouvante et de quantité dingrédients
tenus secrets
Le premier album de cette joyeuse bande - Who
killed
the Zutons - sort le 19 avril, qui osera ne pas lacheter
?
Peut-être
les membres de The Coral, vexés de sêtre
presque fait voler la vedette malgré un répertoire
de rêve permettant de savourer en live tous les tubes des
deux premiers albums, plus trois extraits de Nightfreak and the
sons of Becker ? Parfaitement au point, The Coral sapplique
à donner sur scène des versions au cordeau de ses
hits qui ont à peine deux ans
Le problème, cest
que le groupe - et particulièrement son chanteur James
Skelly - semble blasé et pressé den finir,
ce qui gâche légèrement le plaisir
lespace
dun court instant. Après, on savoure la finesse des
parties de guitare, les claviers Vintage, la voix de James Skelly
On se dit même - miracle - que le ska, ce nest pas si
mal que ça. The Coral sinspire en effet aussi
bien de Lennon/McCartney (normal quand on vient de Liverpool
!) et de la pop psychédélique que des rythmes sautillants
et de la voix des Specials. Résultat, malgré
la froideur du contact des musiciens, on passe une soirée
chaleureuse en écoutant une sorte de best of pop jubilatoire.
De Bill McCai à Calendars & clocks en passant
par Venom cable, I remember when, Dont think youre
the first ou Simon diamond, pas une faute de goût ne sera
relevée. Leur tâche accomplie, les musiciens quittent
précipitamment les lieux sans accorder de rappel, sans doute
pour éviter d'être trop adulés... Mais lessentiel
a été démontré : The Coral a
un avenir radieux qui lattend.
Sites Internet : www.thecoral.co.uk,
www.thezutons.co.uk.
Pierre Andrieu
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