VALéRIE LAGRANGE + CAMILLE
 


Critique du 7 novembre

Pourquoi suis je descendu à la Coopé hier soir ? Je me pose encore la question. Cela n'est vraiment pas bon signe pour la suite…

C'est devant une assemblée très restreinte que la jeune et fraîche Camille débarque sur scène accompagnée de ses trois musiciens. Nous voici dès lors partis pour une bonne heure de concert durant laquelle la jeune femme va jouer avec les mots et le public. Parfois charmeuse, parfois merdeuse, Camille nous raconte ses histoires, ses passions, ses tristesses. Toujours très bavarde entre ses morceaux, Camille va nous faire part de sa " crève ", jouer avec son pull-over ou son lacet de pantalon, s'inquiéter des réflexions du public, enfin bref, tout est bon à discussion. Malheureusement cela lasse au bout d'un moment. De plus, ses textes ne sont pas toujours très recherchés. Nous frisons même le cul-cul par moments. Mais bon, il se dégage tout de même de cette jeune femme quelque chose qui vous accroche. Est-ce son côté charmeur associé à une voix douce et agréable ? Ou alors un talent naissant ? L'avenir nous le dira, car moi j'en suis incapable.

Après la fraîcheur et l'insouciance de la jeunesse, c'est au tour de Valérie Lagrange de débarquer sur scène. Femme mûre, s'il en est, la dame va débuter son set assise sur un tabouret, les mains empotées d'une guitare sèche qu'elle nous présente comme neuve ! La chose s'annonce déjà fort intéressante. Il ne manquerait plus qu'elle attrape des ampoules aux doigts ! Quoique, vous me direz… Le premier morceau sera donc un poème de RimbaudArthur, comme elle aime à nous le préciser peu de temps après. On ne sait jamais. Nous aurions pu confondre avec Jacob. Vous savez, le pote à Delafont… Mon Dieu, je sens que je monte en pression. Déjà que c'est un day off.
Malheureusement, la suite sera aussi gratinée… Les regrets apparaissent même rapidement à l'évocation de Serge Gainsbourg. Comment le beau Serge a-t-il fait pour lui écrire un aussi beau texte et ne pas coucher avec elle ? Seul Valérie détient le secret…
Je vous passerai les allées et venues du roadies, déguisé en boy à madame, amenant et enlevant le tabouret de " Madame " à chaque chanson. Du pupitre salvateur de mémoire à gruyère etc. etc.

Au fait, nous nous paierons aussi l'inévitable version remasterisée de son tube d'il y a vingt ans, Faut plus me la faire. Morceau qui se terminera par les acclamations d'une poignée d'irréductibles sûrement venus pour n'entendre que cela ! Tout cela est trop mauvais, vraiment trop….
En tous cas, à moi non plus il ne faut plus me la faire. Je préfère me casser !

Jean-Michel Planat

Vous pouvez également lire la chronique de Pierre Andrieu

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