Critique du 19 juin
Il ne suffit pas de dire à lêtre
aimé quon laime, il faut le prouver
Cest
sans doute pour cela que Matthieu Chédid a tenu à
revenir dans le club de la Coopérative de Mai (qui lavait
vu débuter en 2000) pour donner un after show après
son concert au Zénith dAuvergne. Cest dans ce
lieu intime par rapport aux salles immenses qui laccueillent
désormais que -M- et ses musiciens Sébastien
Martel, Cyril Atef, Vincent Ségal et DJ Shalom apparaissent
sur scène vers 1h du matin, à la grande joie des 400
privilégiés réunis à lintérieur
et des inconditionnels massés devant un écran géant
à lextérieur.
Cest parti pour presque deux heures dun
spectacle donnant la part belle à limprovisation,
aux reprises et à la décontraction
Chaque membre
du Labo -M- a droit à son quart dheure
de gloire : Vincent Ségal et Cyril Atef se
lancent dans des délires électro world qui rappellent
leur projet commun Bumcello, DJ Shalom branche la
distorsion sur sa basse et improvise, Sébastien Martel
rend hommage aux Clash (Brand new cadillac) et à
Ray Charles (What'd I say) puis chante une de ses
chansons, La Tropa (qui assurait la première partie
au Zénith) vient poser des cordes sur les deux titres qui
concluent ce show à part, presque entre amis
Et -M-
alors ? Loin de se la jouer comme une « icône à
la con », il se met aux services de ses accompagnateurs
habituels, avec une volonté de renvoyer lascenseur
rafraîchissante. De temps à autres, il fait quand même
parler la poudre avec sa six cordes, sans oublier dinterpréter
des perles de son répertoire comme Quand je vais chez
elle, Le mec Hamac et Machistador en final grandiose
Au cas où certains distraits ne lauraient pas compris
-M- tient à dire dans le micro quil aime Clermont-Ferrand
et le public clermontois le lui rend bien en le suivant dans ses
délires jusquau bout de la nuit. Et quoi de mieux quun
petit cadeau surprise pour entretenir une histoire damour
? Après celui offert par -M- (cet after show extrêmement
rare), cest au tour de la Coopé de remercier Matthieu
: Didier Veillault, le directeur de la Coopé, offre
donc un juke box avec quelques disques dedans, dont Hey Joe
Ravi, -M- se lance alors dans une version improvisée
du tube de Jimi Hendrix, pour montrer quil est content.
Et oui, cest sans fin ! Après cette soirée réjouissante,
on aura maintenant beaucoup de mal à croire Catherine
Ringer des Rita Mitsouko quand elle entonnera «
les histoires damour finissent mal, en général
! »
A consulter également : les chroniques des concerts de -M-
à la Coopé
en février 2004, lors de
lAvantour en avril 2003, de Sébastien
Martel et de Bumcello.
Site
Internet officiel :
www.qui2nous2.com
Pierre
Andrieu
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