HAWKSLEY WORKMAN + ELISTA
 


Critique du 27 novembre


Une chose est certaine, on ne ressort jamais indifférent d'un show, car il s'agit bien de cela, de Hawksley Workman. Le canadien est fait pour la scène. Il l'a démontré encore hier soir.

La première partie de la soirée sera réservée à Elista. Groupe sorti tout droit de la région parisienne, les quatre gars vont jouer un " rock français " très agréable. Durant les trente minutes habituelles, la ressemblance Mickey 3D/Noir Désir va bien fonctionner. D'ailleurs, la mayonnaise semble bien prendre avec le public. Seul petit problème, la voix du chanteur. Pas assez de coffre diront certains !!! Moi je dirai plus simplement manque de route. Cela viendra, enfin je l'espère pour lui et pour eux !!! En tout cas ils le méritent. N'hésitez pas à jeter une paire d'oreilles sur leur premier album Debout. Cela en vaut la peine.

L'arrivée de Hawksley Workman, habillé comme un carré d'as, et de ses quatre musiciens, dont le célébrissime Mister Lonely, sur la scène du club, va faire monter le niveau d'un cran. Dès lors, les deux-cent cinquante personnes présentes, vont se régaler devant le talent et l'énergie que va déployer Hawksley. Durant une bonne heure trente, le show va se dérouler au gré des humeurs et des pitreries de l'artiste.

Débutant le concert par l'entraînant Tonight romanticize the automobile, Hawksley et ses musiciens vont enchaîner sur quatre autres titres du dernier album Lover/Fighter. Après ce passage électrique, Hawksley et Mister Lonely vont nous refaire le coup du couple infernal. Tout d'abord sur Dirty & true où la complicité des deus " zozos " va prendre sa pleine mesure. Alors que le canadien va jouer avec sa voix d'une façon remarquable, montant et descendant dans les tonalités avec une facilité déconcertante, Mister Lonely va l'accompagner avec son piano sans jamais faire dérailler l'ensemble. Avançant par à coup et à grand coup de mimiques, Hawksley ira même jusqu'à chanter dans un porte voix. Puis sur No more named Johnny, où après un exercice de style fabuleux,il passera derrière la batterie afin d'accompagner son pianiste pour un duo valant des points.
Après cet intermède remarquable, le groupe va reprendre possession des lieux pour une fin de set où tout les titres joués, du superbe Jealous of your cigarette à Striptease en passant par No beginning no end seront un véritable régal.
Pour le premier rappel, Hawksley rentrera sur scène torse nu pour le plus grand plaisir de ces dames. Avec Smoke baby et Autumn's here nous allons atteindre des sommets de qualités et de plaisirs. Un deuxième rappel composé de Safe & sound et de Your beauty must be rubbing off terminera cette superbe soirée où nous avons eu la chance de côtoyer un homme réellement fait pour la scène. Bravo et merci Monsieur Hawksley Workman.

Jean-Michel Planat

Vous pouvez également lire la chronique de Pierre Andrieu

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