FRANK BLACK AND THE CATHOLICS + SERAFIN
 


Critique du 18 novembre


Une chose est sûre, c’est que jamais Frank Black ne fera des disques aussi inventifs, aussi remarquables que ceux des Pixies, groupe hors normes au minimalisme génial où chaque note est éternité, où chaque intonation fait style. Sa discographie bancale le prouve.
Pourquoi alors se déplacer à la Coopérative de Mai pour sa tournée - thérapie « Show me your tears » ?
Par culpabilité ? Par nostalgie pour nos années adolescentes ?
Une fois passés les tristes Serafin, c’est un Frank Black mélancolique qui entre sur scène, débutant le concert par ses morceaux sympathiques de western rock pour autoradio de Truck.
Trois titres plus tard, presque par dépit, c’est Headache son mini succès époque Teenager of the year. Une demi-heure après, le premier titre des Pixies.
Leurs titres sont magiques, et même leur «massacre » par The Catholics – ces derniers les jouent avec beaucoup trop de raideur, trop de respect, sans aucune folie- n’entame en rien leur éclat.
Frank Black & the Catholics c’est un groupe que l’on regarde - surtout le guitariste rejeton d’Andy Warhol et Buddy Holly aux gesticulations apprises chez Lux Interior.
L’esprit obstrué par le souvenir des Pixies et l’espoir d’une reformation, on ne les écoute pas.
Je m’en veux d’applaudir, de beugler dès que je reconnaîs une note, ou un accord ruinant par ce comportement nostalgique les efforts de Frank Black à nous prouver la qualité de ses morceaux solos.
Et que dire de ce public qui espérait entendre, live, des morceaux des lutins, et qui est immobile, presque tétanisé pendant Where is my mind ou Cariboo. Triste spectacle que le nôtre.

Show me your tears. Les tiennes ou les miennes Frank ?

Vous pouvez également lire les chroniques de Pierre Andrieu et de Jean-Michel Planat

|Retour page précédente |

| Votre avis | Autres -->Partenaires -->Institutionnels -->Ressources |


| Rockcritiques 06/07 | Rockcritiques 05/06 | Rockcritiques 04/05 | La Phrase de la Semaine |