FRANK BLACK AND THE CATHOLICS + SERAFIN
 


Critique du 18 novembre


C'est avec Show me your tears, son neuvième et dernier album en date, que Frank Black vient nous secouer les méninges. Toujours accompagné de ses fidèles Catholics, la soirée, avec Serafin en première partie, s'annonce rock'n'roll.

La valeur montante du rock made " in england " se prénomme Serafin. Malgré un nom angélique, le quatuor londonien ne va pas amuser le terrain. Avec un batteur fournissant une assise confortable et un guitariste " border line " ne sachant jamais où il allait s'arrêter ou tomber, le set de trente minutes va nous dégraisser les oreilles. Jouant un rock rentre dedans, façon Muse, Ben Smith et ses trois compères nous ont confirmés que leur premier album No push collide était solide. L'avenir nous dira si cela n'est qu'un feu de paille où bien…

Juste le temps d'avaler une " binouse " et nous voilà reparti. La grande salle, qui c'est remplie copieusement, accueille donc l'ancien leader des défunts Pixies. Après un petit geste de la main pour saluer l'assistance, Frank Black and the Catholics vont enchaîner les morceaux, sans aucuns moments de répit, durant une heure dix minutes. Je vous garantis que cela ne laisse personne indemne. Jouant aussi bien du punk rock, de la country où plus simplement du rock, la palette musicale que nous offre Frank Black est superbe. Avec une voix admirable d'adaptation face au différents styles joués, le concert dont nous gratifie le groupe est excellemment bon. Certes, le bonhomme ne bouge guère. Mais à l'écoute de la prestation sonique, cela ne gêne pas du tout. Et puis il ne faut pas oublier que le guitariste pianiste Rich Gilbert assure à lui seul la partie excentrique du concert. Sosie de Andy Warhols, le gars bouge d'une façon certes bizarre, mais tellement prenante qu'il est difficile de s'en défaire…
Le rappel débutera par Goodbye Lorraine, extrait du dernier album, puis enchaînera sur quelques titres des Pixies. Voilà comment au bout de ses vingt dernière minutes, Frank Black and the Catholics vous laissent secoués et rêveurs devant une telle prestation.

Jean-michel Planat

Vous pouvez également lire les chroniques de Pierre Andrieu et de Michel Michel

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