Critique du 6 octobre
Cest devenu une tradition bien
ancrée dans la vie nocturne clermontoise, le mois de septembre
permet à la Nuit du Dub de drainer vers la Coopérative
de Mai un public jeune et avide de son.
Après un DJ set réjouissant et groovy
de linénarrable Dr Vince, cest dans une
atmosphère qui commence à être un peu enfumée
que le public découvre avec surprise le spectacle de la troupe
Lenteur. Le concept consiste à mêler, lescalade,
le théâtre, le tout sur une excellente bande son dub
composée par le groupe lyonnais High Tone. Deux acrobates
se contorsionnent et grimpent donc en rythme sur un fronton installé
sur la grande scène. Pour un résultat très
original
Un peu plus tard, cest le grand Adrian
Sherwood qui sinstalle derrière les platines pour
délivrer un set acclamé, à juste titre, par
le public. Accompagné par un danseur-percussionniste-chanteur
comme au Printemps de Bourges 2003, Adrian Sherwood concocte
un mix où électro et dub unissent leurs efforts pour
entraîner la transe dans les rangs des spectateurs/danseurs.
Après une telle démonstration de talent,
les très attendus Ez3kiel ont encore réussi
à faire monter la pression avec leur electro/dub ultra puissant.
Impossible de ne pas rester complément scotché devant
les projections et le son de ce trio basse/machines/batterie. Ça
part dans tous les sens, on ne sait plus où donner de la
tête, la redescente seffectue seulement à la
fin du concert vers 2 h 30. Complètement groggy, des étoiles
plein les yeux, les oreilles vrillées, on se dirige vers
la sortie sans avoir limpression de marcher, un peu comme
sur un tapis volant
Pierre Andrieu |